Uploaded January 2025 | Updated September 2026, 3 days ago
Yeah Yeah Yeahs se forme à Brooklyn en 2000 lorsque Karen O et Nick Zinner se rencontrent dans un bar new-yorkais. Son style est un mélange de rétro avec des guitares aux accents post-punk et des vocalises bluesy à mi-chemin entre Blondie et Siouxsie and the Banshees. Le groupe a noté joué avec Jon Spencer Blues Explosion et Sleater-Kinney. Après un EP, “Yeah Yeah Yeahs” en 2001 (d’où est issu “Miles Away”, 3e piste de cette session), le groupe publie son premier álbum, “Fever to Tell”, en 2003. Les trois autres pistes* de cette Peel session sont tirées de cet album.
L’enregistrement de la session de Yeah Yeah Yeahs pour l’émission de John Peel a eu lieu dans les studios de Radio One le 10 juillet 2002 pour une diffusion sur les ondes de la BBC le 22 août de cette même année. Tracklist: 1. Maps (à 0’07), 2. Y Control (à 3’19), 3. Miles Away (à 6’52), 4. Tick (à 9’14).
* À noter que le clip de “Y Control” a été réalisé par Spike Jonze.
Yeah Yeah Yeahs se forme à Brooklyn en 2000 lorsque Karen O et Nick Zinner se rencontrent dans un bar new-yorkais. Son style est un mélange de rétro avec des guitares aux accents post-punk et des vocalises bluesy à mi-chemin entre Blondie et Siouxsie and the Banshees. Le groupe a noté joué avec Jon Spencer Blues Explosion et Sleater-Kinney. Après un EP, “Yeah Yeah Yeahs” en 2001 (d’où est issu “Miles Away”, 3e piste de cette session), le groupe publie son premier álbum, “Fever to Tell”, en 2003. Les trois autres pistes* de cette Peel session sont tirées de cet album.
L’enregistrement de la session de Yeah Yeah Yeahs pour l’émission de John Peel a eu lieu dans les studios de Radio One le 10 juillet 2002 pour une diffusion sur les ondes de la BBC le 22 août de cette même année. Tracklist: 1. Maps (à 0’07), 2. Y Control (à 3’19), 3. Miles Away (à 6’52), 4. Tick (à 9’14).
* À noter que le clip de “Y Control” a été réalisé par Spike Jonze.






![The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)
Dans une interview à New Musical Express, Pete Townshend avait déclaré que les Who avaient enregistré la chanson la plus bruyante, la plus sale, la plus rock qui ait jamais existé. J’avais adoré cette description. En arrivant au studio, j’ai dit aux autres : « Voyons voir jusqu’à quel point on peut faire du boucan. On va essayer d’exploser le sonomètre. »
Beaucoup de personnes ne savent toujours pas ce qu’est un « Helter Skelter ». Ils croient que c’est une montagne russe, mais ce n’est pas ça. C’est une autre sorte d’attraction foraine : une tour conique, avec un toboggan qui tourne autour. Nous l’avions faite des milliers de fois quand nous étions gamins. On monte par l’escalier à l’intérieur de la tour, on prend un petit tapis, un genre de paillasson, on se met dessus et on se laisse glisser jusqu’en bas. Et ensuite on remonte. Ça m’a servi de métaphore pour la vie en général. À un moment on est au top, et une minute après on tombe très bas. On est euphorique, et juste après on se sent minable.
[…] John et moi, on adorait Lewis Carroll : nous le citions souvent dans nos chansons. Dans « Helter Skelter », le vers « She’s coming down fast » (« Elle redescend vite ») a une connotation sexuelle mais fait aussi référence à la drogue – là, ce n’est pas très joyeux.
L’année suivante, les choses sont devenues beaucoup plus sombres : Charles Manson a détourné notre chanson. Il s’était persuadé que les Beatles étaient les quatre cavaliers de l’Apocalypse, et il interprétait nos paroles dans ce sens. Il y cherchait des significations cachées. Apparemment, il a réussi à trouver une référence à l’enfer dans « Helter Skelter ». Pendant longtemps, après les meurtres de Sharon Tate et des autres par Manson, je n’ai plus chanté cette chanson.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/pxmQa6yfDdY/mqdefault.jpg)


![Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)
De toutes mes chansons, c’est celle que Liza Minnelli préfère, paraît-il. J’aurais plutôt imaginé qu’elle pencherait pour une ballade, un morceau plus folk. Mais elle aime beaucoup celui-ci. Il remonte à l’époque où Linda et moi nous sommes installés ensemble, à la fin des années 1960. De même que Linda cherchait à fuir la haute société new-yorkaise – le carcan de Park Avenue et de Scarsdale – je cherchais à fuir ce qu’étaient devenus les Beatles. J’aspirais à m’évader, elle aussi. Nous avions donc tous deux l’impression de nous « extraire du temps » mutuellement, comme l’exprime le vers « the way you pulled me out of time » (« la façon que tu as de m’extraire du temps).
Écrite juste après la séparation des Beatles, cette chanson s’est retrouvée sans qu’on sache pourquoi incluse dans la liste des créations Lennon-McCartney, où elle n’aurait pas dû figurer. C’était une de mes premières compositions en solo, elle s’est fait prendre dans les filets des modalités contractuelles d’édition. Une situation très crispante.
[…] Je m’adresse ici à Linda, c’est vrai, mais on peut aussi dire que je verse dans la fiction. Tous les personnages qui peuplent mes chansons, moi le premier, sont le seul fruit de mon imagination. Je ne le répéterai jamais assez. Je sais que, dans certains milieux, on prétend qu’il est impossible d’écrire sur les homosexuels à moins d’être gay, ou sur les Américains d’origine asiatique si l’on n’est pas américain d’origine asiatique. C’est une mentalité un peu obtuse, je trouve. Cela revient à dire que, n’étant pas juif, James Joyce aurait dû s’abstenir de donner naissance à un personnage comme Leopold Bloom. Or, l’intérêt d’être auteur est justement cette liberté d’écrire sur tout et n’importe quoi. C’est même une partie du boulot que de défricher des terrains où d’autres n’oseraient pas s’aventurer.
Quoi qu’il en soit, ce morceau ne dépeint pas sous un angle conventionnel la relation de couple, ni les contradictions qui peuvent se faire jour quand on est amoureux. C’est peut-être pour ça qu’il plaît tant à Liza Minnelli. Parce qu’il met en lumière la fragilité de l’amour.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/qHqwk4JOnvc/mqdefault.jpg)
