Uploaded January 2026 | Updated September 2026, 3 days ago
The Chocolate Watchband est un groupe américain de garage rock, originaire de Los Altos, en Californie. Il est, entre 1965 et 1969, l’un des groupes de la scène garage rock, avec de fortes influences psychédéliques. Alors que la plupart des formations issues de ce courant étaient influencées par les Yardbirds, Them ou les Kinks, le Chocolate Watchband était plus attiré par les Rolling Stones : d’ailleurs, le groupe sonne un peu comme des Rolling Stones de 1964.
The Chocolate Watchband est un groupe américain de garage rock, originaire de Los Altos, en Californie. Il est, entre 1965 et 1969, l’un des groupes de la scène garage rock, avec de fortes influences psychédéliques. Alors que la plupart des formations issues de ce courant étaient influencées par les Yardbirds, Them ou les Kinks, le Chocolate Watchband était plus attiré par les Rolling Stones : d’ailleurs, le groupe sonne un peu comme des Rolling Stones de 1964.




![The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)
Dans une interview à New Musical Express, Pete Townshend avait déclaré que les Who avaient enregistré la chanson la plus bruyante, la plus sale, la plus rock qui ait jamais existé. J’avais adoré cette description. En arrivant au studio, j’ai dit aux autres : « Voyons voir jusqu’à quel point on peut faire du boucan. On va essayer d’exploser le sonomètre. »
Beaucoup de personnes ne savent toujours pas ce qu’est un « Helter Skelter ». Ils croient que c’est une montagne russe, mais ce n’est pas ça. C’est une autre sorte d’attraction foraine : une tour conique, avec un toboggan qui tourne autour. Nous l’avions faite des milliers de fois quand nous étions gamins. On monte par l’escalier à l’intérieur de la tour, on prend un petit tapis, un genre de paillasson, on se met dessus et on se laisse glisser jusqu’en bas. Et ensuite on remonte. Ça m’a servi de métaphore pour la vie en général. À un moment on est au top, et une minute après on tombe très bas. On est euphorique, et juste après on se sent minable.
[…] John et moi, on adorait Lewis Carroll : nous le citions souvent dans nos chansons. Dans « Helter Skelter », le vers « She’s coming down fast » (« Elle redescend vite ») a une connotation sexuelle mais fait aussi référence à la drogue – là, ce n’est pas très joyeux.
L’année suivante, les choses sont devenues beaucoup plus sombres : Charles Manson a détourné notre chanson. Il s’était persuadé que les Beatles étaient les quatre cavaliers de l’Apocalypse, et il interprétait nos paroles dans ce sens. Il y cherchait des significations cachées. Apparemment, il a réussi à trouver une référence à l’enfer dans « Helter Skelter ». Pendant longtemps, après les meurtres de Sharon Tate et des autres par Manson, je n’ai plus chanté cette chanson.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/pxmQa6yfDdY/mqdefault.jpg)


![Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)
De toutes mes chansons, c’est celle que Liza Minnelli préfère, paraît-il. J’aurais plutôt imaginé qu’elle pencherait pour une ballade, un morceau plus folk. Mais elle aime beaucoup celui-ci. Il remonte à l’époque où Linda et moi nous sommes installés ensemble, à la fin des années 1960. De même que Linda cherchait à fuir la haute société new-yorkaise – le carcan de Park Avenue et de Scarsdale – je cherchais à fuir ce qu’étaient devenus les Beatles. J’aspirais à m’évader, elle aussi. Nous avions donc tous deux l’impression de nous « extraire du temps » mutuellement, comme l’exprime le vers « the way you pulled me out of time » (« la façon que tu as de m’extraire du temps).
Écrite juste après la séparation des Beatles, cette chanson s’est retrouvée sans qu’on sache pourquoi incluse dans la liste des créations Lennon-McCartney, où elle n’aurait pas dû figurer. C’était une de mes premières compositions en solo, elle s’est fait prendre dans les filets des modalités contractuelles d’édition. Une situation très crispante.
[…] Je m’adresse ici à Linda, c’est vrai, mais on peut aussi dire que je verse dans la fiction. Tous les personnages qui peuplent mes chansons, moi le premier, sont le seul fruit de mon imagination. Je ne le répéterai jamais assez. Je sais que, dans certains milieux, on prétend qu’il est impossible d’écrire sur les homosexuels à moins d’être gay, ou sur les Américains d’origine asiatique si l’on n’est pas américain d’origine asiatique. C’est une mentalité un peu obtuse, je trouve. Cela revient à dire que, n’étant pas juif, James Joyce aurait dû s’abstenir de donner naissance à un personnage comme Leopold Bloom. Or, l’intérêt d’être auteur est justement cette liberté d’écrire sur tout et n’importe quoi. C’est même une partie du boulot que de défricher des terrains où d’autres n’oseraient pas s’aventurer.
Quoi qu’il en soit, ce morceau ne dépeint pas sous un angle conventionnel la relation de couple, ni les contradictions qui peuvent se faire jour quand on est amoureux. C’est peut-être pour ça qu’il plaît tant à Liza Minnelli. Parce qu’il met en lumière la fragilité de l’amour.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/qHqwk4JOnvc/mqdefault.jpg)


