Uploaded January 2026 | Updated September 2026, 3 days ago
Groupe formé pour les besoins de sessions studios par le producteur et compositeur Kim Fowley et son collègue et ami le musicien Gary S. Paxton, Hollywood Argyles a connu un succès retentissant avec "Alley Oop" (1er au Bilboard Hot 100 en 1960 et disque d’or avec plus d’un million d’exemplaires vendus).
Selon Paxton – qui formait alors la moitié du duo Skip & Flip –, "Alley Oop" a été écrite par Dallas Frazier comme une chanson country : « Pour ce qui est du nom, Kim Fowley et moi vivions dans une chambre à 15 dollars la semaine à Hollywood... Comme j’étais encore sous contrat (avec Brent Records) sous le nom de "Flip", je ne pouvais pas apposer mon nom sur "Alley Oop". Voyant que le studio se trouvait à l’angle de Hollywood Boulevard et d’Argyle Street, j’ai opté pour Hollywood Argyles. Tous les autres musiciens présents sur le morceau étaient soit des amis, soit des musiciens de studio que j’ai payés 25 dollars chacun pour la session. Lorsque "Alley Oop" a connu un succès fulgurant et que l’on a voulu nous engager pour des concerts, le groupe n’existait pas encore. »
Selon Paxton, le groupe était composé de Ronnie Silico à la batterie, Gaynel Hodge au piano, Harper Cosby à la basse et Sandy Nelson (du groupe "Teen Beat") aux percussions, tambourin et chœurs. Dallas Frazier, Buddy Mize et Scott Turner figuraient également au nombre des choristes.
La session d’ "Alley Oop" a été produite par Fowley, qui se souvient que « tous les participants étaient complètement ivres au moment de l’enregistrement ». Selon certaines sources, le chanteur principal du morceau serait Norm Davis, bien que la voix sur le disque ait été identifiée comme correspondant à d’autres enregistrements de Paxton de la même époque.
"Alley Oop" a été le premier titre diffusé sur les ondes de la radio WLS-AM à Chicago le 2 mai 1960, lorsqu’elle changea de programmation pour se mettre au rock’and’roll.
Groupe formé pour les besoins de sessions studios par le producteur et compositeur Kim Fowley et son collègue et ami le musicien Gary S. Paxton, Hollywood Argyles a connu un succès retentissant avec "Alley Oop" (1er au Bilboard Hot 100 en 1960 et disque d’or avec plus d’un million d’exemplaires vendus).
Selon Paxton – qui formait alors la moitié du duo Skip & Flip –, "Alley Oop" a été écrite par Dallas Frazier comme une chanson country : « Pour ce qui est du nom, Kim Fowley et moi vivions dans une chambre à 15 dollars la semaine à Hollywood... Comme j’étais encore sous contrat (avec Brent Records) sous le nom de "Flip", je ne pouvais pas apposer mon nom sur "Alley Oop". Voyant que le studio se trouvait à l’angle de Hollywood Boulevard et d’Argyle Street, j’ai opté pour Hollywood Argyles. Tous les autres musiciens présents sur le morceau étaient soit des amis, soit des musiciens de studio que j’ai payés 25 dollars chacun pour la session. Lorsque "Alley Oop" a connu un succès fulgurant et que l’on a voulu nous engager pour des concerts, le groupe n’existait pas encore. »
Selon Paxton, le groupe était composé de Ronnie Silico à la batterie, Gaynel Hodge au piano, Harper Cosby à la basse et Sandy Nelson (du groupe "Teen Beat") aux percussions, tambourin et chœurs. Dallas Frazier, Buddy Mize et Scott Turner figuraient également au nombre des choristes.
La session d’ "Alley Oop" a été produite par Fowley, qui se souvient que « tous les participants étaient complètement ivres au moment de l’enregistrement ». Selon certaines sources, le chanteur principal du morceau serait Norm Davis, bien que la voix sur le disque ait été identifiée comme correspondant à d’autres enregistrements de Paxton de la même époque.
"Alley Oop" a été le premier titre diffusé sur les ondes de la radio WLS-AM à Chicago le 2 mai 1960, lorsqu’elle changea de programmation pour se mettre au rock’and’roll.


![The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)
Dans une interview à New Musical Express, Pete Townshend avait déclaré que les Who avaient enregistré la chanson la plus bruyante, la plus sale, la plus rock qui ait jamais existé. J’avais adoré cette description. En arrivant au studio, j’ai dit aux autres : « Voyons voir jusqu’à quel point on peut faire du boucan. On va essayer d’exploser le sonomètre. »
Beaucoup de personnes ne savent toujours pas ce qu’est un « Helter Skelter ». Ils croient que c’est une montagne russe, mais ce n’est pas ça. C’est une autre sorte d’attraction foraine : une tour conique, avec un toboggan qui tourne autour. Nous l’avions faite des milliers de fois quand nous étions gamins. On monte par l’escalier à l’intérieur de la tour, on prend un petit tapis, un genre de paillasson, on se met dessus et on se laisse glisser jusqu’en bas. Et ensuite on remonte. Ça m’a servi de métaphore pour la vie en général. À un moment on est au top, et une minute après on tombe très bas. On est euphorique, et juste après on se sent minable.
[…] John et moi, on adorait Lewis Carroll : nous le citions souvent dans nos chansons. Dans « Helter Skelter », le vers « She’s coming down fast » (« Elle redescend vite ») a une connotation sexuelle mais fait aussi référence à la drogue – là, ce n’est pas très joyeux.
L’année suivante, les choses sont devenues beaucoup plus sombres : Charles Manson a détourné notre chanson. Il s’était persuadé que les Beatles étaient les quatre cavaliers de l’Apocalypse, et il interprétait nos paroles dans ce sens. Il y cherchait des significations cachées. Apparemment, il a réussi à trouver une référence à l’enfer dans « Helter Skelter ». Pendant longtemps, après les meurtres de Sharon Tate et des autres par Manson, je n’ai plus chanté cette chanson.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Beatles - Helter Skelter (1968 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/pxmQa6yfDdY/mqdefault.jpg)


![Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)
De toutes mes chansons, c’est celle que Liza Minnelli préfère, paraît-il. J’aurais plutôt imaginé qu’elle pencherait pour une ballade, un morceau plus folk. Mais elle aime beaucoup celui-ci. Il remonte à l’époque où Linda et moi nous sommes installés ensemble, à la fin des années 1960. De même que Linda cherchait à fuir la haute société new-yorkaise – le carcan de Park Avenue et de Scarsdale – je cherchais à fuir ce qu’étaient devenus les Beatles. J’aspirais à m’évader, elle aussi. Nous avions donc tous deux l’impression de nous « extraire du temps » mutuellement, comme l’exprime le vers « the way you pulled me out of time » (« la façon que tu as de m’extraire du temps).
Écrite juste après la séparation des Beatles, cette chanson s’est retrouvée sans qu’on sache pourquoi incluse dans la liste des créations Lennon-McCartney, où elle n’aurait pas dû figurer. C’était une de mes premières compositions en solo, elle s’est fait prendre dans les filets des modalités contractuelles d’édition. Une situation très crispante.
[…] Je m’adresse ici à Linda, c’est vrai, mais on peut aussi dire que je verse dans la fiction. Tous les personnages qui peuplent mes chansons, moi le premier, sont le seul fruit de mon imagination. Je ne le répéterai jamais assez. Je sais que, dans certains milieux, on prétend qu’il est impossible d’écrire sur les homosexuels à moins d’être gay, ou sur les Américains d’origine asiatique si l’on n’est pas américain d’origine asiatique. C’est une mentalité un peu obtuse, je trouve. Cela revient à dire que, n’étant pas juif, James Joyce aurait dû s’abstenir de donner naissance à un personnage comme Leopold Bloom. Or, l’intérêt d’être auteur est justement cette liberté d’écrire sur tout et n’importe quoi. C’est même une partie du boulot que de défricher des terrains où d’autres n’oseraient pas s’aventurer.
Quoi qu’il en soit, ce morceau ne dépeint pas sous un angle conventionnel la relation de couple, ni les contradictions qui peuvent se faire jour quand on est amoureux. C’est peut-être pour ça qu’il plaît tant à Liza Minnelli. Parce qu’il met en lumière la fragilité de l’amour.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. Paul McCartney - Maybe Im Amazed (1970 / vidéo)](https://i.ytimg.com/vi/qHqwk4JOnvc/mqdefault.jpg)




