Uploaded May 2023 | Updated September 2026, 3 days ago
S’il met de la musique classique (essentiellement dans Le Dictateur mais aussi ici dans La Rue vers l’or avec deux courts extraits du Vol du bourdon de Rimski-Korsakov) avec parcimonie dans ses films, Chaplin puise l’essentiel de son inspiration musicale dans la musique populaire de son époque, qu’il s’agisse de tango, de paso doble et de Dixieland… ou encore de ragtime. Ce précurseur du jazz, extrêmement enjoué, à tout pour plaire dans une comédie. Illustration avec la scène des petits pains, extraite de La Ruée vers l’or.
S’il met de la musique classique (essentiellement dans Le Dictateur mais aussi ici dans La Rue vers l’or avec deux courts extraits du Vol du bourdon de Rimski-Korsakov) avec parcimonie dans ses films, Chaplin puise l’essentiel de son inspiration musicale dans la musique populaire de son époque, qu’il s’agisse de tango, de paso doble et de Dixieland… ou encore de ragtime. Ce précurseur du jazz, extrêmement enjoué, à tout pour plaire dans une comédie. Illustration avec la scène des petits pains, extraite de La Ruée vers l’or.



![The Beatles - Ive got a feeling (take 1 / live Apple Corps rooftop, London 1969)
Cette chanson est un mariage de dernière minute entre une chanson que j’avais écrite, intitulée « I’ve Got a Feeling », et une de John, « Everyone Had a Bad Year ». Ce qui m’intéressait le plus, quand j’écrivais avec John, c’était sa capacité à toujours poser un regard différent sur les choses. Si, dans « Getting Better », je proposais « It’s getting better all the time » (« Ça va de mieux en mieux »), John ajoutait tout de suite « It can’t get no worse » (« Ça ne pourrait pas être pire »), ce qui ouvrait tout de suite de nouvelles perspectives.
[...] Je continue à écrire des chansons, et je sais bien que John n’est plus là mais je l’entends toujours me murmurer des choses à l’oreille. Je pense souvent à ce que John m’aurait dit – « C’est trop mièvre ! » – ou à ce qu’il m’aurait proposé. C’est ça, de toute façon, écrire des chansons : il faut arriver à regarder par-dessus son épaule. Désormais, je suis tout seul. Et quand on me demande comment c’était de travailler avec John, je dis toujours que c’était plus facile – nettement plus facile, parce qu’il y avait deux cerveaux qui travaillaient de concert. Le mien faisait une chose, le sien une autre, et l’interaction entre les deux était proprement miraculeuse. C’est pour ça que des gens continuent à écouter les chansons qu’on a écrites. Elles n’ont pas été oubliées. En écrivant à deux, on arrivait à créer une atmosphère qui n’avait rien de mièvre. Une ambiance au sein de laquelle on a réussi à grandir, à essayer de nouveaux trucs – et accessoirement à apprendre deux ou trois choses. Puisque John n’est plus là, je ne peux plus discuter du bon vieux temps. Je ne peux pas non plus me dire que j’aimerais qu’il soit encore là. Non seulement il m’est impossible de le remplacer, mais surtout je n’en ai pas besoin. Un jour quelqu’un a demandé à Bob Dylan pourquoi il n’écrivait pas une nouvelle chanson comme « Mr. Tambourine Man » et il a répondu : « Je ne suis plus ce type-là. » C’est exactement la même chose pour moi.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Beatles - Ive got a feeling (take 1 / live Apple Corps rooftop, London 1969)](https://i.ytimg.com/vi/x0OBniHtpSQ/mqdefault.jpg)






