Uploaded January 2026 | Updated September 2026, 3 days ago
Après quelques années d’une carrière solo infructueuse de chanteur à Hollywood, Richard March prend le pseudonyme de Sky Saxon en 1965 et décide de former un groupe. Il se met à la basse et s’associe à l’ancien guitariste de surf music Jan Savage, au pianiste Daryl Hooper et au batteur Rick Andridge.
Groupe au départ dans la tradition des Animals, Them et Pretty Things, le style musical de The Seeds est brutal, et Sky Saxon un chanteur cultivant une certaine part de folie. Ils ont une apparence débraillée et sale, un rythme méchant, et des textes menaçants qui font souvent référence au sexe et à la drogue.
C’est avec le 45 tours « Pushin’ Too Hard » que le groupe obtient la célébrité en février 1967. Selon la légende, la chanson a été écrite par un Sky Saxon frustré d’attendre sa petite amie devant un supermarché. Son style musical sauvage et ses paroles contre la pression sociale ou sentimentale, reflètent leur époque. La formule, guitare fuzz et piano électrique Wurlitzer accompagnés de chant dérangé, est à l’image des autres titres du groupe. La même année, The Seeds classent trois autres morceaux dans le Top 100 avant de s’orienter vers un style plus psychédélique à partir de 1967.
Après quelques années d’une carrière solo infructueuse de chanteur à Hollywood, Richard March prend le pseudonyme de Sky Saxon en 1965 et décide de former un groupe. Il se met à la basse et s’associe à l’ancien guitariste de surf music Jan Savage, au pianiste Daryl Hooper et au batteur Rick Andridge.
Groupe au départ dans la tradition des Animals, Them et Pretty Things, le style musical de The Seeds est brutal, et Sky Saxon un chanteur cultivant une certaine part de folie. Ils ont une apparence débraillée et sale, un rythme méchant, et des textes menaçants qui font souvent référence au sexe et à la drogue.
C’est avec le 45 tours « Pushin’ Too Hard » que le groupe obtient la célébrité en février 1967. Selon la légende, la chanson a été écrite par un Sky Saxon frustré d’attendre sa petite amie devant un supermarché. Son style musical sauvage et ses paroles contre la pression sociale ou sentimentale, reflètent leur époque. La formule, guitare fuzz et piano électrique Wurlitzer accompagnés de chant dérangé, est à l’image des autres titres du groupe. La même année, The Seeds classent trois autres morceaux dans le Top 100 avant de s’orienter vers un style plus psychédélique à partir de 1967.

![The Beatles - Ive got a feeling (take 1 / live Apple Corps rooftop, London 1969)
Cette chanson est un mariage de dernière minute entre une chanson que j’avais écrite, intitulée « I’ve Got a Feeling », et une de John, « Everyone Had a Bad Year ». Ce qui m’intéressait le plus, quand j’écrivais avec John, c’était sa capacité à toujours poser un regard différent sur les choses. Si, dans « Getting Better », je proposais « It’s getting better all the time » (« Ça va de mieux en mieux »), John ajoutait tout de suite « It can’t get no worse » (« Ça ne pourrait pas être pire »), ce qui ouvrait tout de suite de nouvelles perspectives.
[...] Je continue à écrire des chansons, et je sais bien que John n’est plus là mais je l’entends toujours me murmurer des choses à l’oreille. Je pense souvent à ce que John m’aurait dit – « C’est trop mièvre ! » – ou à ce qu’il m’aurait proposé. C’est ça, de toute façon, écrire des chansons : il faut arriver à regarder par-dessus son épaule. Désormais, je suis tout seul. Et quand on me demande comment c’était de travailler avec John, je dis toujours que c’était plus facile – nettement plus facile, parce qu’il y avait deux cerveaux qui travaillaient de concert. Le mien faisait une chose, le sien une autre, et l’interaction entre les deux était proprement miraculeuse. C’est pour ça que des gens continuent à écouter les chansons qu’on a écrites. Elles n’ont pas été oubliées. En écrivant à deux, on arrivait à créer une atmosphère qui n’avait rien de mièvre. Une ambiance au sein de laquelle on a réussi à grandir, à essayer de nouveaux trucs – et accessoirement à apprendre deux ou trois choses. Puisque John n’est plus là, je ne peux plus discuter du bon vieux temps. Je ne peux pas non plus me dire que j’aimerais qu’il soit encore là. Non seulement il m’est impossible de le remplacer, mais surtout je n’en ai pas besoin. Un jour quelqu’un a demandé à Bob Dylan pourquoi il n’écrivait pas une nouvelle chanson comme « Mr. Tambourine Man » et il a répondu : « Je ne suis plus ce type-là. » C’est exactement la même chose pour moi.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Beatles - Ive got a feeling (take 1 / live Apple Corps rooftop, London 1969)](https://i.ytimg.com/vi/x0OBniHtpSQ/mqdefault.jpg)








