Uploaded June 2025 | Updated September 2026, 3 days ago
Le truc avec les Beatles, c’est qu’on était un sacré bon petit groupe. Tous les quatre, on se comprenait intuitivement et on savait comment jouer ensemble, c’était ça notre véritable force. Ce fut d’autant plus triste de voir que notre séparation était presque inévitable.
Il y a donc un aspect mélancolique dans « Get Back ». L’idée qu’il faut revenir (get back) à ses racines, que les Beatles doivent revenir à ce que nous étions à Liverpool. Et ces racines sont incarnées par le style même de la chanson, du pur rock’n’roll. C’était vraiment ce que je pensais que nous devions faire au moment de notre séparation : il nous fallait retourner là d’où nous venions (« get back to where we once belonged ») et redevenir un petit groupe. Je voulais juste qu’on joue ensemble et qu’on fasse des concerts devant un public limité de temps en temps. Les autres ont ri de cette idée, ce qui est compréhensible car à ce moment elle n’était pas réaliste. John venait de rencontrer Yoko, il avait clairement besoin de s’échapper vers un nouvel horizon, alors que je disais que nous devions rebrousser chemin. Faire revivre les Beatles des débuts était impossible. Il était trop tard pour dire qu’il ne fallait pas oublier qui nous étions et d’où nous venions. Si mon rêve, à l’époque, était réellement de revenir à ce que nous étions, l’ambition de John, elle, était de dépasser nos origines, d’aller vers un endroit qui nous serait inconnu.
Extrait de "Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui", traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023.
Le truc avec les Beatles, c’est qu’on était un sacré bon petit groupe. Tous les quatre, on se comprenait intuitivement et on savait comment jouer ensemble, c’était ça notre véritable force. Ce fut d’autant plus triste de voir que notre séparation était presque inévitable.
Il y a donc un aspect mélancolique dans « Get Back ». L’idée qu’il faut revenir (get back) à ses racines, que les Beatles doivent revenir à ce que nous étions à Liverpool. Et ces racines sont incarnées par le style même de la chanson, du pur rock’n’roll. C’était vraiment ce que je pensais que nous devions faire au moment de notre séparation : il nous fallait retourner là d’où nous venions (« get back to where we once belonged ») et redevenir un petit groupe. Je voulais juste qu’on joue ensemble et qu’on fasse des concerts devant un public limité de temps en temps. Les autres ont ri de cette idée, ce qui est compréhensible car à ce moment elle n’était pas réaliste. John venait de rencontrer Yoko, il avait clairement besoin de s’échapper vers un nouvel horizon, alors que je disais que nous devions rebrousser chemin. Faire revivre les Beatles des débuts était impossible. Il était trop tard pour dire qu’il ne fallait pas oublier qui nous étions et d’où nous venions. Si mon rêve, à l’époque, était réellement de revenir à ce que nous étions, l’ambition de John, elle, était de dépasser nos origines, d’aller vers un endroit qui nous serait inconnu.
Extrait de "Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui", traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023.










