Uploaded October 2025 | Updated September 2026, 3 days ago
Paul McCartney & Wings - Band on the Run (1973)
La principale caractéristique de cette chanson, c'est qu'elle raconte une histoire. Elle parle de liberté. À l'époque, beaucoup d'entre nous avions l'impression de pouvoir nous affranchir des pesanteurs de la société. C'est pour cette raison, entre autres, que le rock'n'roll est si génial : cette musique autorise à enfreindre les règles. Parmi celles qui sont souvent transgressées, on peut citer l'idée selon laquelle un morceau doit être très complexe pour être de qualité.
Je l'ai déjà dit à maintes reprises, mais il est toujours bon de rappeler qu'aux débuts des Beatles nous n'étions pas des musiciens très expérimentés. Nous ne connaissions que quelques accords. Avec le temps nous nous sommes améliorés, tant et si bien que, au moment de notre rupture, nous étions devenus une machine assez imposante. Avec mon groupe suivant, Wings, on frappait aux portes des associations étudiantes qui disposaient d'un local pour leur demander de but en blanc : "On peut faire un concert ?" On faisait payer 50 pence l'entrée. N'ayant que onze morceaux en tout et pour tout à notre répertoire, on était obligés de les jouer deux fois. On a dû parfois livrer des performances assez médiocres, car on ne savait pas très bien ce qu'on faisait.
Extrait de "Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui", traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023.
Paul McCartney & Wings - Band on the Run (1973)
La principale caractéristique de cette chanson, c'est qu'elle raconte une histoire. Elle parle de liberté. À l'époque, beaucoup d'entre nous avions l'impression de pouvoir nous affranchir des pesanteurs de la société. C'est pour cette raison, entre autres, que le rock'n'roll est si génial : cette musique autorise à enfreindre les règles. Parmi celles qui sont souvent transgressées, on peut citer l'idée selon laquelle un morceau doit être très complexe pour être de qualité.
Je l'ai déjà dit à maintes reprises, mais il est toujours bon de rappeler qu'aux débuts des Beatles nous n'étions pas des musiciens très expérimentés. Nous ne connaissions que quelques accords. Avec le temps nous nous sommes améliorés, tant et si bien que, au moment de notre rupture, nous étions devenus une machine assez imposante. Avec mon groupe suivant, Wings, on frappait aux portes des associations étudiantes qui disposaient d'un local pour leur demander de but en blanc : "On peut faire un concert ?" On faisait payer 50 pence l'entrée. N'ayant que onze morceaux en tout et pour tout à notre répertoire, on était obligés de les jouer deux fois. On a dû parfois livrer des performances assez médiocres, car on ne savait pas très bien ce qu'on faisait.
Extrait de "Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui", traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023.










