Uploaded January 2026 | Updated September 2026, 5 days ago
Bill Fay a sorti un single ("Some Good Advice/Screams in my Ears") et deux albums ("Bill Fay" et "Time of the Last Persecution"), publiés par le label Deram entre 1967 et 1971. Ces enregistrements se sont mal vendus, en raison d’une promotion et d’une distribution insuffisantes. Deram se sépara de Fay peu après la sortie de son second album.
Selon le magazine Uncut, Bill Fay constitue "le chaînon manquant entre Nick Drake, Ray Davies et Bob Dylan". Bill Fay s’inscrit en effet dans la veine des grands songwriters du tournant des années 1970, parmi lesquels on peut également citer Leonard Cohen ou John Lennon.
Chanteur, pianiste et auteur-compositeur britannique, il peut, à l’instar de Sixto Rodriguez, être qualifié de "bijou caché", ainsi que l’a nommé le critique musical du New York Times, Grayson Haver Currin.
Bill Fay a sorti un single ("Some Good Advice/Screams in my Ears") et deux albums ("Bill Fay" et "Time of the Last Persecution"), publiés par le label Deram entre 1967 et 1971. Ces enregistrements se sont mal vendus, en raison d’une promotion et d’une distribution insuffisantes. Deram se sépara de Fay peu après la sortie de son second album.
Selon le magazine Uncut, Bill Fay constitue "le chaînon manquant entre Nick Drake, Ray Davies et Bob Dylan". Bill Fay s’inscrit en effet dans la veine des grands songwriters du tournant des années 1970, parmi lesquels on peut également citer Leonard Cohen ou John Lennon.
Chanteur, pianiste et auteur-compositeur britannique, il peut, à l’instar de Sixto Rodriguez, être qualifié de "bijou caché", ainsi que l’a nommé le critique musical du New York Times, Grayson Haver Currin.

![The Fireman - Nothing Too Much Just Out Of Sight (2008)
Cette chanson a été composée pour The Fireman, un truc que je faisais à côté. Un ami producteur de musique nommé Youth (Martin Glover de son vrai nom) participait au groupe Killing Joke. Il avait fait un remix dune de mes chansons plusieurs années auparavant. Il marrive souvent de donner un morceau à quelquun pour quil men propose une autre version. Youth et moi sommes devenus potes. Un jour, je lui ai dit : Viens me voir dans mon studio, quon essaie de faire quelque chose ensemble.
On a beaucoup improvisé, cétait super excitant. Jadore travailler de cette façon. Évidemment, ça ne peut pas marcher si on essaie décrire quelque chose comme Lady Madonna ou Elenanor Rigby. De telles chansons ne viennent pas dun seul coup quand on est en studio : il faut un peu de discipline. Cest ainsi que Youth est venu me voir et on a lancé ce projet. On avait décidé de sappeler The Fireman (le pompier) et on a sorti notre premier album, Strawberries Oceans Ships Forest, en 1993 : cétait de lambiant trance. Un peu comme si Youth était encore là à laube en train de mixer. On a sorti le disque et il ne sest à peu près rien passé, ce qui était plus ou moins notre ambition. Certaines personnes pensent que mon but dans la vie est de sortir des titres qui se classent en tête des ventes, mais en réalité jadore les projets underground, ceux que le public ne trouvera quen fouinant. Cest qui, The Fireman ? On répondait : Aucune idée. Lanonymat, cest vraiment cool, et ça permet de rester libre.
[...] En 2008, pour le troisième album, celui où figure cette chanson, Youth mavait demandé : Dis donc, Paul, et si tu chantais un peu ? Javais répondu : Bof, jai pas de mots qui me viennent à lesprit. Il mavait regardé dun air entendu, lair de dire : Allez, tu peux le faire !, et jai pensé : Tas gagné, je me lance. Jai déclaré à tous les gens qui étaient dans la pièce, les gens de léquipe, lingé son : Bon, alors je vous préviens, je ne sais pas du tout ce que ça va donner, ça pourrait être très gênant. Peut-être le moment le plus gênant de toute ma carrière devant un micro.
Javais lidée dutiliser lexpression de mon ami Jimmy Scott, nothing too much just out of sight, et on est tombé daccord, cétait un bon point de départ. Il me restait à me mettre au micro. On avait du matériel déjà enregistré sur lequel jallais faire la voix - la batterie super insistante et la guitare slide avec distorsion - et je savais quil allait falloir que je crie un peu.
Normalement en studio, je sais à peu près ce que je dois chanter, mais là ce ne fut pas le cas. Javais gribouillé deux ou trois trucs sur un bout de papier et je métais lancé en attendant de voir si linspiration venait. Dhabitude, quand je chante, je dois me contraindre à suivre une rythmique et une métrique que jai moi-même fixés. Là, à linverse, le flux de conscience nétait absolument pas limité, le résultat ressemble à un poème de la Beat Generation. Je lai enregistré en très peu de prises. Jétais en roue libre, je criais en essayant de trouver quelques rimes au passage. Quand on commence à écrire quelque chose, on se dit toujours : Allez, je peux faire mieux que ça, mais là, comme tout fonctionne par association didées, cest impossible de préparer quoi que ce soit. On peut juste partir de la première poignée de rimes.
Extrait de Paul McCartney : paroles et souvenirs, de 1956 à aujourd’hui, traduit de l’anglais par Hélène Borraz, Raphaël Meltz, Louise Moaty et Morgane Saysana. Editions Buchet Chastel, 2023. The Fireman - Nothing Too Much Just Out Of Sight (2008)](https://i.ytimg.com/vi/O1nglXDjfPc/mqdefault.jpg)








