Uploaded December 2020 | Updated September 2026, 55 minutes ago
đHommage Ă mon Bien AimĂ© Grand FrĂšre "Bou" 27 - 05 - 1962 / 23 -12 - 2020đ
đTribute to my Beloved Big Brother "Bou"đ
Texte rédigé par la famille et lu lors des funérailles :
"Bou" est issu dâun milieu familial difficile, un milieu oĂč les tensions, pour ne par dire plus, Ă©taient frĂ©quentes et qui a fini par exploser alors quâil Ă©tait Ă peine sorti de lâadolescence.
Lui et ses frĂšres ont dĂ» sâadapter Ă la situation afin de pouvoir tracer leur chemin dans la vie.
Chacun a fait comme il le pouvait, selon son caractĂšre et ses moyens.
DĂ©jĂ enfant Bou dĂ©bordait dâune Ă©nergie quâil semblait ne pas pouvoir ni vouloir contenir.
La violence, quâil a connu trĂšs jeune dans sa famille et ensuite les vicissitudes de la vie lâont amenĂ© a dĂ©velopper un comportement explosif, tout dâune piĂšce, câĂ©tait pour lui la maniĂšre naturelle de fonctionner pour pouvoir sâen sortir.
Avec lui il nây avait pas de demi-mesure, sâil vous apprĂ©ciait il Ă©tait prĂȘt Ă tout pour vous,sâil ne vous apprĂ©ciait pas vous aviez intĂ©rĂȘt Ă dĂ©gager rapidement.
Il ne connaissait donc pas la modĂ©ration, ce qui lâa souvent fait abuser des bonnes et des mauvaises choses.
Lorsquâil vous racontait ses problĂšmes, il le faisait de telle façon que vous en sortiez Ă©puisĂ©..., son interlocuteur jouait le rĂŽle de punching-ball et câĂ©tait sans doute lĂ bien son rĂŽle.
Il ne pouvait garder en lui ce qui lâincommodait, il devait lâexprimer et il le faisait de maniĂšre trĂšs Ă©nergique...
Bou Ă©prouvait le besoin profond de sâexprimer, la convivialitĂ© est une chose quâil apprĂ©ciait par dessus-tout.
Il ne savait pas porter de masque, il se montrait tel quâil Ă©tait, il ne pouvait pas fonctionner autrement.
Son empathie naturelle lui permettait de nouer facilement contact avec les gens, il le faisait sans réserve et sans arriÚre pensée.
Il avait aussi un sens aigu de la justice, ce qui le faisait souvent sâemporter Ă©tant donnĂ© la maniĂšre dont notre monde fonctionne...
Il nâhĂ©sitait pas Ă intervenir lorsquâil voyait une personne se faire agresser par un ou mĂȘme plusieurs voyous, pas parce quâil en avait les moyens mais parce que câĂ©tait dans sa nature de porter secours.
Pour son malheur Bou a dans sa jeunesse parfois rencontrĂ© des personnes peu recommandables, qui lâont entraĂźnĂ© sur de mauvais sentiers.
Avec sa force de caractÚre et sa bonne boussole interne il a pu finalement rejoindre des sentiers plus sains, mais pas sans avoir entre-temps payé le prix au niveau de sa santé.
Il nây a pas trĂšs longtemps Bou mâa dit «jâai bien profitĂ© de la vie...».
Quand on sait tout ce par quoi il est passé depuis sa prime jeunesse cette déclaration devrait surprendre.
Lâexplication est sans doute quâil a toujours su profiter sans modĂ©ration de tous les bons moments avec les gens quâil apprĂ©ciait.
MalgrĂ© une fin de vie extrĂȘmement pĂ©nible Bou nâa rien lĂąchĂ© de ce quâil Ă©tait, jusquâĂ la fin il a su conserver son empathie naturelle et son humour grĂące Ă un courage hors du commun.
Bou était passionné et doué pour le travail manuel.
Presque sans formation il pouvait pratiquer avec talent la plupart des métiers du bùtiment: la maçonnerie, la plomberie et la menuiserie, en particulier, étaient son affaire.
La mĂ©canique est un domaine oĂč son goĂ»t du bricolage et son ingĂ©niositĂ© faisaient Ă©galement merveille.
Pour rĂ©parer sa voiture ou sa moto il tenait Ă mettre lui-mĂȘme les mains dans le cambouis.
Par manque de formation il devait parfois demander des explications Ă des amis, professionnels dans ce domaine, mais ensuite il voulait toujours rĂ©aliser le travail lui-mĂȘme.
Et il surprenait, car il arrivait toujours Ă sâen tirer haut la main, souvent mieux que des gens formĂ©s pour ce mĂ©tier.
Bou a travaillĂ© comme chauffeur Ă lâinternational, mĂ©tier dont il Ă©tait trĂšs fier car il y excellait.
Il pouvait conduire ce quâil y a de plus difficile: le semi-remorque (camion en 2 parties) et le camion citerne.
Lorsquâon lâavait testĂ© lors dâun engagement on lui avait demandĂ© de garer un semi-remorque en marche arriĂšre, il Ă©tait fier de me dire quâil avait rĂ©ussi Ă garer son semi-remorque en une seule manĆuvre.
CâĂ©tait cela "Bou" : le goĂ»t du dĂ©fi.
La difficultĂ© avec les camions citernes, câest quâĂ lâintĂ©rieur le liquide bouge pendant que vous conduisez...
Ce métier lui permettait de voir du monde et de voir des gens.
Il mâavait racontĂ© ses pĂ©ripĂ©ties en Italie, oĂč il rĂ©ussissait Ă faire passer son Ă©norme camion Ă travers les rues Ă©troites dâun vieux village typique, rasant littĂ©ralement les façades des maisons.
Son goût du défi et la capacité à le relever.
Lorsquâil arrivait Ă destination, face Ă de parfaits inconnus, il rompait la glace en quelques secondes, il se dirigeait vers eux, le sourire aux lĂšvres, et leur parlait comme Ă des amis en utilisant les quelques mots dâitalien quâil avait appris.
Peu de temps prÚs il était traité comme un ami.
đ "Bou" Jamais on ne t'oubliera, tes frĂšres, tes amis đ R.I.P
đ "Bou" You will never be forgotten, your brothers, your friends đ R.I.P
đHommage Ă mon Bien AimĂ© Grand FrĂšre "Bou" 27 - 05 - 1962 / 23 -12 - 2020đ
đTribute to my Beloved Big Brother "Bou"đ
Texte rédigé par la famille et lu lors des funérailles :
"Bou" est issu dâun milieu familial difficile, un milieu oĂč les tensions, pour ne par dire plus, Ă©taient frĂ©quentes et qui a fini par exploser alors quâil Ă©tait Ă peine sorti de lâadolescence.
Lui et ses frĂšres ont dĂ» sâadapter Ă la situation afin de pouvoir tracer leur chemin dans la vie.
Chacun a fait comme il le pouvait, selon son caractĂšre et ses moyens.
DĂ©jĂ enfant Bou dĂ©bordait dâune Ă©nergie quâil semblait ne pas pouvoir ni vouloir contenir.
La violence, quâil a connu trĂšs jeune dans sa famille et ensuite les vicissitudes de la vie lâont amenĂ© a dĂ©velopper un comportement explosif, tout dâune piĂšce, câĂ©tait pour lui la maniĂšre naturelle de fonctionner pour pouvoir sâen sortir.
Avec lui il nây avait pas de demi-mesure, sâil vous apprĂ©ciait il Ă©tait prĂȘt Ă tout pour vous,sâil ne vous apprĂ©ciait pas vous aviez intĂ©rĂȘt Ă dĂ©gager rapidement.
Il ne connaissait donc pas la modĂ©ration, ce qui lâa souvent fait abuser des bonnes et des mauvaises choses.
Lorsquâil vous racontait ses problĂšmes, il le faisait de telle façon que vous en sortiez Ă©puisĂ©..., son interlocuteur jouait le rĂŽle de punching-ball et câĂ©tait sans doute lĂ bien son rĂŽle.
Il ne pouvait garder en lui ce qui lâincommodait, il devait lâexprimer et il le faisait de maniĂšre trĂšs Ă©nergique...
Bou Ă©prouvait le besoin profond de sâexprimer, la convivialitĂ© est une chose quâil apprĂ©ciait par dessus-tout.
Il ne savait pas porter de masque, il se montrait tel quâil Ă©tait, il ne pouvait pas fonctionner autrement.
Son empathie naturelle lui permettait de nouer facilement contact avec les gens, il le faisait sans réserve et sans arriÚre pensée.
Il avait aussi un sens aigu de la justice, ce qui le faisait souvent sâemporter Ă©tant donnĂ© la maniĂšre dont notre monde fonctionne...
Il nâhĂ©sitait pas Ă intervenir lorsquâil voyait une personne se faire agresser par un ou mĂȘme plusieurs voyous, pas parce quâil en avait les moyens mais parce que câĂ©tait dans sa nature de porter secours.
Pour son malheur Bou a dans sa jeunesse parfois rencontrĂ© des personnes peu recommandables, qui lâont entraĂźnĂ© sur de mauvais sentiers.
Avec sa force de caractÚre et sa bonne boussole interne il a pu finalement rejoindre des sentiers plus sains, mais pas sans avoir entre-temps payé le prix au niveau de sa santé.
Il nây a pas trĂšs longtemps Bou mâa dit «jâai bien profitĂ© de la vie...».
Quand on sait tout ce par quoi il est passé depuis sa prime jeunesse cette déclaration devrait surprendre.
Lâexplication est sans doute quâil a toujours su profiter sans modĂ©ration de tous les bons moments avec les gens quâil apprĂ©ciait.
MalgrĂ© une fin de vie extrĂȘmement pĂ©nible Bou nâa rien lĂąchĂ© de ce quâil Ă©tait, jusquâĂ la fin il a su conserver son empathie naturelle et son humour grĂące Ă un courage hors du commun.
Bou était passionné et doué pour le travail manuel.
Presque sans formation il pouvait pratiquer avec talent la plupart des métiers du bùtiment: la maçonnerie, la plomberie et la menuiserie, en particulier, étaient son affaire.
La mĂ©canique est un domaine oĂč son goĂ»t du bricolage et son ingĂ©niositĂ© faisaient Ă©galement merveille.
Pour rĂ©parer sa voiture ou sa moto il tenait Ă mettre lui-mĂȘme les mains dans le cambouis.
Par manque de formation il devait parfois demander des explications Ă des amis, professionnels dans ce domaine, mais ensuite il voulait toujours rĂ©aliser le travail lui-mĂȘme.
Et il surprenait, car il arrivait toujours Ă sâen tirer haut la main, souvent mieux que des gens formĂ©s pour ce mĂ©tier.
Bou a travaillĂ© comme chauffeur Ă lâinternational, mĂ©tier dont il Ă©tait trĂšs fier car il y excellait.
Il pouvait conduire ce quâil y a de plus difficile: le semi-remorque (camion en 2 parties) et le camion citerne.
Lorsquâon lâavait testĂ© lors dâun engagement on lui avait demandĂ© de garer un semi-remorque en marche arriĂšre, il Ă©tait fier de me dire quâil avait rĂ©ussi Ă garer son semi-remorque en une seule manĆuvre.
CâĂ©tait cela "Bou" : le goĂ»t du dĂ©fi.
La difficultĂ© avec les camions citernes, câest quâĂ lâintĂ©rieur le liquide bouge pendant que vous conduisez...
Ce métier lui permettait de voir du monde et de voir des gens.
Il mâavait racontĂ© ses pĂ©ripĂ©ties en Italie, oĂč il rĂ©ussissait Ă faire passer son Ă©norme camion Ă travers les rues Ă©troites dâun vieux village typique, rasant littĂ©ralement les façades des maisons.
Son goût du défi et la capacité à le relever.
Lorsquâil arrivait Ă destination, face Ă de parfaits inconnus, il rompait la glace en quelques secondes, il se dirigeait vers eux, le sourire aux lĂšvres, et leur parlait comme Ă des amis en utilisant les quelques mots dâitalien quâil avait appris.
Peu de temps prÚs il était traité comme un ami.
đ "Bou" Jamais on ne t'oubliera, tes frĂšres, tes amis đ R.I.P
đ "Bou" You will never be forgotten, your brothers, your friends đ R.I.P










