Uploaded November 2025 | Updated September 2026, 3 weeks ago
Sous le ciel empourpré s’éteint le jour fantasque,
La rue, longue et muette, en sa robe nébuleuse,
Recueille les lueurs d’une aurore pensive et lasque,
Où s’entrelace au vent la clarté vaporeuse.
Les pavés, lustrés d’ombre, exhalent un doux soupir,
Et les maisons, figées, contemplent l’horizon,
Comme d’anciens témoins d’un monde à retenir,
Qui s’effiloche, lent, dans la pourpre saison.
Les lampes, en saphir, distillent leur bruine d’or,
Sur les toits indolents qu’embrase un soir mystique ;
Le silence s’installe, auguste et météore,
Dans le cœur des passants, son écho séraphique.
Au bout, le ciel saigne en un reflet d’obsidienne,
Où s’éteint la mémoire, où s’éveille l’éther ;
Et la rue, hiératique, en sa paix cartilagienne,
S’endort, drapée d’azur, sous l’œil froid de l’hiver.
Sous le ciel empourpré s’éteint le jour fantasque,
La rue, longue et muette, en sa robe nébuleuse,
Recueille les lueurs d’une aurore pensive et lasque,
Où s’entrelace au vent la clarté vaporeuse.
Les pavés, lustrés d’ombre, exhalent un doux soupir,
Et les maisons, figées, contemplent l’horizon,
Comme d’anciens témoins d’un monde à retenir,
Qui s’effiloche, lent, dans la pourpre saison.
Les lampes, en saphir, distillent leur bruine d’or,
Sur les toits indolents qu’embrase un soir mystique ;
Le silence s’installe, auguste et météore,
Dans le cœur des passants, son écho séraphique.
Au bout, le ciel saigne en un reflet d’obsidienne,
Où s’éteint la mémoire, où s’éveille l’éther ;
Et la rue, hiératique, en sa paix cartilagienne,
S’endort, drapée d’azur, sous l’œil froid de l’hiver.










