Uploaded December 2020 | Updated September 2026, 3 minutes ago
Le point d'intervention" : Initiatives collectives pour la gauche en Europe
Orateurs et oratrices:
Sophie Binet, Co-Secrétaire - Cadres CGT (France)
David Pestieau, Vice-Président de PtB (Belgique)
Katalin Gennburg, membre du Parlement de Berlin pour Die Linke
Patrice Leclercq, Maire de Gennevilliers avec le PCF (France)
Javier Moreno, Professeur Adjoint de Communication et chef de projet à la Fundación por la Europa de los Ciudadanos (Espagne)
Deborah James - Directrice des Programmes Internationaux, Centre de Recherche Economique et Politique et Coordinatrice de “Our World is Not For Sale".
Modération: Cornelia Hildebrandt, Co - Présidente de transform ! europe
*************
Chaque année, transform ! europe et de la Fondation Rosa Luxemburg organisent un séminaire pour élaborer et confronter les options stratégiques de la gauche radicale en Europe. Cette année le séminaire s'est tenu dans le cadre du Forum européen.
L'objectif de cette journée est d'améliorer la capacité d'action et d'organisation politique de nos forces ainsi que la coopération transnationales de la Gauche. Cela passe notamment par l'identification des obstacles et difficultés qui se présentent à nous.
Le défi essentiel est de savoir comment la gauche européenne peut intervenir efficacement et promouvoir un changement de politique compte tenu des conséquences sociales, économiques et politiques de la pandémie mondiale et de la capacité limitée, ou de la meilleure volonté, d'action de l'Union européenne.
La crise sanitaire a accéléré les développements mondiaux qui étaient déjà présents. Ces développements sont complexes et très contradictoires. Des demandes essentielles de la Gauche, comme l'annulation de la dette, sont soudainement devenues possibles. La numérisation du travail, de l'éducation, de l'expression culturelle et de l'interaction humaine en général s'est développée de toutes parts, créant de nouvelles formes de subjectivation. L'État-providence n'est ni renforcé ni préservé. Les systèmes de santé, affaiblis depuis des années par des politiques néo-libérales, ont dû prendre des décisions douloureuses pour rationner les soins, et les pauvres ont continué à être les victimes de l'inégalité structurelle du capitalisme.
L'intégration européenne traverse sa crise la plus grave, l'UE étant incapable de réagir et d'agir en tant que sujet collectif. Au lieu de solidarité et d'unité, chaque pays est seul. Cela ne fait que souligner à quel point le dogme de l'UE, inspiré par la frugalité et l'austérité, reste hégémonique, même s'il a manifestement échoué. La démocratie n'est plus un principe impérieux dans l'UE, et les États providence sont dépassés par la Constitution même de l'UE. Que reste-t-il de l'Union après la crise ? À quel moment la Gauche pourrait-elle intervenir ? Où en sommes-nous par rapport à la pandémie ? Sommes-nous mieux préparés que nous ne l'étions pour la crise de 2008 ? Comment construire des projets communs au niveau européen ?
Le point d'intervention" : Initiatives collectives pour la gauche en Europe
Orateurs et oratrices:
Sophie Binet, Co-Secrétaire - Cadres CGT (France)
David Pestieau, Vice-Président de PtB (Belgique)
Katalin Gennburg, membre du Parlement de Berlin pour Die Linke
Patrice Leclercq, Maire de Gennevilliers avec le PCF (France)
Javier Moreno, Professeur Adjoint de Communication et chef de projet à la Fundación por la Europa de los Ciudadanos (Espagne)
Deborah James - Directrice des Programmes Internationaux, Centre de Recherche Economique et Politique et Coordinatrice de “Our World is Not For Sale".
Modération: Cornelia Hildebrandt, Co - Présidente de transform ! europe
*************
Chaque année, transform ! europe et de la Fondation Rosa Luxemburg organisent un séminaire pour élaborer et confronter les options stratégiques de la gauche radicale en Europe. Cette année le séminaire s'est tenu dans le cadre du Forum européen.
L'objectif de cette journée est d'améliorer la capacité d'action et d'organisation politique de nos forces ainsi que la coopération transnationales de la Gauche. Cela passe notamment par l'identification des obstacles et difficultés qui se présentent à nous.
Le défi essentiel est de savoir comment la gauche européenne peut intervenir efficacement et promouvoir un changement de politique compte tenu des conséquences sociales, économiques et politiques de la pandémie mondiale et de la capacité limitée, ou de la meilleure volonté, d'action de l'Union européenne.
La crise sanitaire a accéléré les développements mondiaux qui étaient déjà présents. Ces développements sont complexes et très contradictoires. Des demandes essentielles de la Gauche, comme l'annulation de la dette, sont soudainement devenues possibles. La numérisation du travail, de l'éducation, de l'expression culturelle et de l'interaction humaine en général s'est développée de toutes parts, créant de nouvelles formes de subjectivation. L'État-providence n'est ni renforcé ni préservé. Les systèmes de santé, affaiblis depuis des années par des politiques néo-libérales, ont dû prendre des décisions douloureuses pour rationner les soins, et les pauvres ont continué à être les victimes de l'inégalité structurelle du capitalisme.
L'intégration européenne traverse sa crise la plus grave, l'UE étant incapable de réagir et d'agir en tant que sujet collectif. Au lieu de solidarité et d'unité, chaque pays est seul. Cela ne fait que souligner à quel point le dogme de l'UE, inspiré par la frugalité et l'austérité, reste hégémonique, même s'il a manifestement échoué. La démocratie n'est plus un principe impérieux dans l'UE, et les États providence sont dépassés par la Constitution même de l'UE. Que reste-t-il de l'Union après la crise ? À quel moment la Gauche pourrait-elle intervenir ? Où en sommes-nous par rapport à la pandémie ? Sommes-nous mieux préparés que nous ne l'étions pour la crise de 2008 ? Comment construire des projets communs au niveau européen ?




![Engelbert Stockhammer: Woytinsky, Hilferding and the Fiscal Orthodoxy of Interwar Social Democracy
Austrian School and Austro-Marxism Panel of the transform! Web-Conference on Socialism in Central and Eastern Europe and Austro-Marxism.
***
Engelbert Stockhammer is Professor of Economics at Kingston University. His research areas include macroeconomics, financial systems, and political economy. He is research associate at the Political Economy Research Institute at the University of Massachusetts at Amherst, member of the coordination committee of the “Research Network Macroeconomics and Macroeconomic Policies” (FMM), and a co-organiser of the summer schools of the FMM. He has published widely in academic journals on the determinants of unemployment, on distribution-led demand regimes, and on financialization. He is author of the book “The rise of unemployment in Europe” (2004) and is co-editor of “Macroeconomic Policies on Shaky Foundations - Whither Mainstream Economics?” (2009), “Heterodoxe Ökonomie” ([in German] 2009), and “A Modern Guide to Keynesian Economics and Economic Policies” (Edward Elgar).
***
Austro-Marxism is a corpus of the Marxist theory developed by the intellectuals closely connected to the multinational Social Democratic Workers Party of Austria. Labeled as the little International, in the last decades of the 19th century, it provided cultural and intellectual incubation space for the socialist movements in the Austro-Hungarian Empire and its successor states.
After the breakup of the Empire, Austro-Marxism inspired the practice of the Social democratic Workers Party of Austria, a mass party, which aimed at creating a socialist society by democratic mean. It became famous for its achievements in the municipality of Red Vienna. It distanced itself from both Marxist orthodoxy and Bolshevism, and later also, from the Third International dogmatism. Their most outstanding representative Otto Bauer clarified their position in the small book entitled Bolshevism or Social Democracy, as did Max Adler in his booklet Political and Social Democracy, where he positions himself close to Rosa Luxemburgs writings.
In the successor states, Hungary, Czechoslovakia, Poland and Yugoslavia, independent socialist, social democratic and later Communist parties emerged, which however were still influenced by their common theoretical heritage. The cold war epoch contributed to a bipolar reception of Marxism as a Soviet orthodoxy versus a Western Marxism, referring to a great extent to Antonio Gramsci. The Central European version of Marxism fell into oblivion, especially after the demise of the so-called realized socialism.
In an editorial, written in 1926, for the Arbeiterzeitung, the newspaper of the Social Democratic Party, Otto Bauer gave his readers a short introduction to Austro-Marxism:
In the second half of the 19th century, a group of young Austrian comrades working in academia started to go by the name Austro-Marxists, Max Adler, Karl Renner, Rudolf Hilferding, Gustav Eckstein, Otto Bauer, Friedrich Adler, and a few others.
In these short lines, he mentions only men. However, remarkable women shaped the theoretical corpus of Austro-Marxism and contributed significantly to its intellectual sharpness and complexity. The works of Käthe Leichter, Therese Schlesinger, Adelheid Popp, Marie Jahoda, Hélène Bauer are still little known to an international academic audience.
Austro-Marxists were confronted with a wide array of challenges throughout the changing conjunctures of their time - like the national question within a multi-ethnic Empire or the problems concerning the states role in the economy following the economic turmoil of the late twenties. They had to learn to apply the Marxist interpretation of history to complicated phenomena where a superficial application of Marxist methods was not permissible.
Austro-Marxism was internationalist from the outset. It constituted the common root and provided a common language to the Marxist tradition in Central and, to some extent, in Eastern and South-Eastern Europe. Inspired also by Kant and Mach, Austro-Marxism inspired others like Hans Kelsen, founder of the Pure Theory of Law, Alfred Adler, and Sigmund Freud.
Being hosted at the Austrian Universities, it contended with the Austrian School of Economics and its most remarkable theoreticians: Ludwig von Mises and Friedrich von Hayek. Their theories saw a glorious come-back to prominence during the neoliberal revolution of the 1980s. One would not go too far to say that Austrian School theories still build the backbone of global Neoliberalism. The debates between these two schools of thought during the twenties and the early thirties of the 20th-century concern issues highly relevant today.
See the programme here https://www.transform-network.net/calendar/event/socialism-in-central-and-eastern-europe-and-austro-marxism/ Engelbert Stockhammer: Woytinsky, Hilferding and the Fiscal Orthodoxy of Interwar Social Democracy](https://i.ytimg.com/vi/EgBGqJB_ZyI/mqdefault.jpg)





