Uploaded November 2022 | Updated September 2026, 6 days ago
The programme is constructed around time spent with the leaders of the Cellules communistes combattantes (CCC), released from prison and unchanged in outlook.
Belgian TV review in Le Soir 6/02/2004:
Le magazine « Reporters » donne sur RTL-TVI une demi-heure d'écran immédiatement après le journal de 19 heures aux deux chevilles de l'organisation des Cellules communistes combattantes (CCC), Pierre Carette et Bertrand Sassoye. Quel intérêt ? Savoir, près de vingt ans après le déclenchement des attentats des CCC qui secouèrent le pays d'octobre 1984 à décembre 1985, que sont devenus ces militants révolutionnaires, répond en substance le journaliste Daniel Nokin.
Il a suivi épisodiquement Carette et Sassoye pendant pratiquement une année. Il prévient qu'une mise en garde de la direction de la chaîne marquera la distance par rapport aux analyses tranchantes, brutales et choquantes des deux hommes. Et que leurs propos seront soumis en fin de reportage pendant dix minutes à la contradiction d'un mini-débat où l'on verra Ch-F. Nothomb, à l'époque ministre de l'Intérieur, un représentant des pompiers ou des familles des deux sapeurs fauchés par l'explosion de la rue des Sols à Bruxelles la nuit du 1er mai 1985, et probablement un délégué de la Justice, la ministre Laurette Onkelinx ayant décliné l'invitation.
Le magazine montre que les arrestations en décembre 1985, le procès des CCC aux assises en 1988, les condamnations à perpétuité, les détentions exceptionnellement longues, éclipsées par trois années d'isolation et des mesures restrictives de toutes sortes, n'ont en rien altéré l'engagement des deux hommes.
Je reste un révolutionnaire communiste, martèle Carette qu'on voit à Bruxelles brandir un calicot géant dans une manif de solidarité avec les prisonniers politiques en Turquie, ou réclamer en hurlant au porte-voix la libération des camarades du groupe terroriste « Action directe », devant la prison française de Bapaume. Libérés, Sassoye et Carette ont-ils renoncé à la lutte armée ? Non, disent-ils. La question est de savoir quand et comment. Prêts à recommencer ? Tôt ou tard. Nous ne regrettons rien.
Leur propos est intact. Tel qu'il était quand Carette donnait des interviews de ou à la sortie de prison. Tel qu'il était l'année dernière quand la VRT l'a confronté à Wilfried Martens. Pour « Reporters », Carette et Sassoye ont exigé et obtenu de visionner l'émission avant diffusion, ayant demandé une rectification de détail : ce n'est pas Sassoye qui rejoignit Carette dans la clandestinité mais Carette qui vint rejoindre Sassoye, ont-ils tenu à corriger.
Certes pas un scoop, mais un marquage dans l'histoire trouble de nos années de plomb.·
René Haquin
The programme is constructed around time spent with the leaders of the Cellules communistes combattantes (CCC), released from prison and unchanged in outlook.
Belgian TV review in Le Soir 6/02/2004:
Le magazine « Reporters » donne sur RTL-TVI une demi-heure d'écran immédiatement après le journal de 19 heures aux deux chevilles de l'organisation des Cellules communistes combattantes (CCC), Pierre Carette et Bertrand Sassoye. Quel intérêt ? Savoir, près de vingt ans après le déclenchement des attentats des CCC qui secouèrent le pays d'octobre 1984 à décembre 1985, que sont devenus ces militants révolutionnaires, répond en substance le journaliste Daniel Nokin.
Il a suivi épisodiquement Carette et Sassoye pendant pratiquement une année. Il prévient qu'une mise en garde de la direction de la chaîne marquera la distance par rapport aux analyses tranchantes, brutales et choquantes des deux hommes. Et que leurs propos seront soumis en fin de reportage pendant dix minutes à la contradiction d'un mini-débat où l'on verra Ch-F. Nothomb, à l'époque ministre de l'Intérieur, un représentant des pompiers ou des familles des deux sapeurs fauchés par l'explosion de la rue des Sols à Bruxelles la nuit du 1er mai 1985, et probablement un délégué de la Justice, la ministre Laurette Onkelinx ayant décliné l'invitation.
Le magazine montre que les arrestations en décembre 1985, le procès des CCC aux assises en 1988, les condamnations à perpétuité, les détentions exceptionnellement longues, éclipsées par trois années d'isolation et des mesures restrictives de toutes sortes, n'ont en rien altéré l'engagement des deux hommes.
Je reste un révolutionnaire communiste, martèle Carette qu'on voit à Bruxelles brandir un calicot géant dans une manif de solidarité avec les prisonniers politiques en Turquie, ou réclamer en hurlant au porte-voix la libération des camarades du groupe terroriste « Action directe », devant la prison française de Bapaume. Libérés, Sassoye et Carette ont-ils renoncé à la lutte armée ? Non, disent-ils. La question est de savoir quand et comment. Prêts à recommencer ? Tôt ou tard. Nous ne regrettons rien.
Leur propos est intact. Tel qu'il était quand Carette donnait des interviews de ou à la sortie de prison. Tel qu'il était l'année dernière quand la VRT l'a confronté à Wilfried Martens. Pour « Reporters », Carette et Sassoye ont exigé et obtenu de visionner l'émission avant diffusion, ayant demandé une rectification de détail : ce n'est pas Sassoye qui rejoignit Carette dans la clandestinité mais Carette qui vint rejoindre Sassoye, ont-ils tenu à corriger.
Certes pas un scoop, mais un marquage dans l'histoire trouble de nos années de plomb.·
René Haquin










