lObservatoire de Paris
Evidence of a Massive Stellar Storm on a Nearby Star
updated
Émissions involontaires des constellations de satellites : défis pour la radioastronomie basse fréquence
Le déploiement rapide de méga-constellations de satellites introduit de nouveaux défis pour l’astronomie au sol. Si l’impact des reflets optiques est bien connu du public, les émissions radio, notamment à basses fréquences, restent peu documentées, mal comprises, et peu régulées. Lors de ce séminaire, nous présenterons des résultats d’observation récents obtenus avec le télescope NenuFAR, appuyés par des observations complémentaires de LOFAR et d’autres instruments. Ces données montrent que les satellites Starlink émettent de forts signaux radio en dessous de 200 MHz.
Nous explorerons la nature de ces émissions, leurs origines possibles, ainsi que leurs implications pour la radioastronomie, tant sur le plan technique que scientifique. Nous aborderons également les enjeux réglementaires liés à la présence de tels signaux dans des bandes de fréquences protégées, et passerons en revue les stratégies d’atténuation possibles, incluant les traitements de données ainsi que la coordination avec les opérateurs de satellites.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2025
Le Cherenkov Telescope Array Observatory et le ciel aux énergies extrêmes
Les rayons gamma de très haute énergie, dans le domaine des TeV, révèlent les objets et les processus les plus spectaculaires de l’Univers. Ils tracent l’accélération de particules dans des sources galactiques, telles que les restes de supernovae, les microquasars ou les nébuleuses de vent de pulsars, ainsi que dans des sources extragalactiques comme les blazars, les galaxies à flambée d’étoiles ou les sursauts gamma.
Les télescopes Cherenkov se sont imposés comme des instruments de choix pour observer ce ciel extrême avec une sensibilité et une résolution inégalées.
Le Cherenkov Telescope Array Observatory (CTAO) sera le premier observatoire de ce domaine à être ouvert à la communauté et installé sur les deux hémisphères, promettant des avancées significatives par rapport aux réseaux actuels.
Andreas Zech présentera un bref état des lieux de nos recherches sur les très hautes énergies, avant de me focaliser sur l’état actuel du projet CTAO dans le cadre de notre implication à l’Observatoire de Paris.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2025
Découverte du dioxyde de carbone dans l’exosphère de Ganymède avec le JWST
Ganymède est la plus grosse des lunes galiléennes de Jupiter avec Io, Europe et Callisto. C’est un monde constitué pour moitié d’eau, et pour l’autre moitié de silicates et de matière carbonée. Elle abrite sous sa croûte glacée le plus grand océan d’eau liquide du système solaire.
Les instruments NIRSpec et MIRI du télescope spatial James Webb ont observé Ganymède en août 2022 et obtenu des spectres de la lumière aux longueurs d’onde infrarouge couvrant l’ensemble de la surface. Ces observations ont notamment fourni des détails inédits sur la distribution de la glace d’eau et sur l’état du dioxyde de carbone (CO2) présent en phase solide sur la surface. En fonction des régions, CO2 semble piégé dans différentes matrices solides : dans des minéraux ou des sels aux basses latitudes, et dans la glace d’eau amorphe aux hautes latitudes.
L’analyse fine des données a aussi révélé des signatures provenant de CO2 en phase gazeuse, dévoilant une exosphère extrêmement ténue. La distribution de la vapeur de CO2, essentiellement concentrée sur la calotte polaire nord de l’hémisphère avant de Ganymède, est totalement inattendue.
Dans cet exposé, je présenterai ces nouveaux résultats et leur interprétation.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
Isabelle Bualé est assistante ingénieure d’exploitation d’instrument, responsable du service solaire au au Laboratoire d’Instrumentation et de Recherche en Astrophysique (LIRA).
Elle est entrée à l’Observatoire de Paris le 2 décembre 1985 comme membre de l’équipe des observations systématiques du Soleil à Meudon et membre du labo photo du département solaire de l’Observatoire de Paris (DASOP). En sortant du Lycée Fresnel, elle a commencé par un BEP Micromécanique Option Optique Instrumental, puis un BAC F10 Micromécanique option Optique Instrumental et ensuite un BTS Optique.
Au début de sa carrière, elle a commencé à travailler sur le premier spectrohéliographe de Lucien d’Azambuja et a ensuite démonté ce premier spectrohéliographe en 1989 pour faire une version plus moderne et plus simple d’emploi, qui est devenu entièrement numérique depuis septembre 2002 (suivi par une deuxième version numérique en 2017). Cet instrument fournit maintenant des images monochromatiques de très haute qualité, de réputation mondiale, de la photosphère et de la chromosphère solaire.
Depuis 2002, elle est responsable de l’équipe des observateurs solaires chargés de la surveillance et des observations quotidiennes du Soleil à Meudon 365 jours par an ainsi que responsable de l’ensemble de la collection des clichés solaires de l’Observatoire de Paris - PSL. Cela lui a permis de numériser, durant 20 ans, des importantes données solaire, qui représentent aujourd’hui une collection unique au monde (10 cycles solaire).
Même le Soleil y est venu, en toute modestie puisque il s'est discrètement éclipsé !
Merci au public qui était nombreux.
Résumé :
Avec la colonisation en cours de la Lune, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère de l’Astronomie. La Lune offre des conditions idéales pour diverses observations astronomiques. Dans ce séminaire je rappellerai le contexte de cette colonisation. Puis je décrirai les avantages d’une base lunaire pour l’astronomie et parcourrai une large variété d’objectifs astronomiques. Puis je donnerai un panorama des mises en œuvre présentes et futures de cette astronomie depuis la Lune. Je terminerai par ce que l’Observatoire peut faire dans ce domaine.
La présentation complète de Jean Schneider est sur https://luth7.obspm.fr/Sem-AstroLune-Obs.pdf
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2025
Pour en savoir plus : https://observatoiredeparis.psl.eu/revision-a-la-baisse-de-la.html
Réalisation Yanbin Yang, Observatoire de Paris - PSL
For more information: https://observatoiredeparis.psl.eu/the-mass-of-the-andromeda.html
Designed by Yanbin Yang, Observatoire de Paris - PSL
Cette nouvelle année marque un tournant important pour notre institution :
- Une nouvelle organisation scientifique, fruit d’une réflexion collective et du soutien de nos partenaires, pour répondre aux grands défis de l’astrophysique et jouer pleinement notre rôle au sein de l’Université PSL.
- Une nouvelle identité graphique pour incarner notre modernité et nos ambitions.
- De nouveaux sites internet pour partager avec vous la richesse de nos travaux et de nos découvertes.
Suivez-nous en 2025 pour découvrir toutes les nouveautés qui façonnent l’avenir de l’Observatoire de Paris - PSL.
Résumé :
Cluster/ESA est la première mission spatiale au monde composée de quatre satellites identiques. Son objectif était de résoudre l’ambiguïté temps-espace et de mesurer en trois dimensions l’environnement plasma de la Terre, jusque dans le vent solaire. Ses instruments sont d’une très grande sensibilité : l’instrument STAFF réalisé conjointement par le DESPA (actuel LESIA) et CETP (actuel LPP) reste aujourd’hui l’instrument le plus sensible au monde qui a pu résoudre la fin de la cascade de turbulence électromagnétique au échelles plus courtes que le kilomètre ! Pour rappel, la magnétosphère terrestre englobe une région de près de 100 000 kilomètres de rayon autour de la Terre.
Le 8 septembre 2024 à 20:02 CEST, le satellite Salsa (le 2ème des quatre satellites de Cluster) rentrera dans l’atmosphère terrestre. La rentrée de Salsa aura lieu dans la zone inhabitée du sud de l’océan Pacifique. Cluster 1 (Rumba) rentrera à l’automne 2025 et les deux derniers (Samba et Tango) à l’été 2026. Les opérations scientifiques s’arrêteront le 30 septembre 2024.
Avec 24 ans dans l’espace, Cluster aura fonctionné bien au-delà sa durée de vie initiale de 2 ans. A l’origine, cette mission était la charge utile (gratuite) de la toute première Ariane 5 qui a explosé au décollage le 4 juin 1996. La seconde version, lancée par deux Soyouz successifs en juillet et août 2000, a été la source d’une abondante moisson scientifique pour les chercheurs du LESIA à l’Observatoire de Paris-PSL.
Je vais présenter des résultats les plus importants de Cluster pour l’Observatoire de Paris-PSL, comme : La caractérisation du mouvement du choc en amont de la magnétosphère de la Terre, comme si la magnétosphère respirait. La découverte de vortex magnétiques en aval du choc terrestre, puis dans le vent solaire. Caractérisation de la turbulence dans les plasmas spatiaux (magnétosphère et vent solaire) jusqu’à de très petites échelles. La première étude statistique des ondes « Whistler » dans le vent solaire. Ces résultats continuent d’inspirer les chercheurs de l’Observatoire de Paris (et du monde entier) aujourd’hui et ont ouvert de nouvelles questions à résoudre avec les missions en cours Parker Solar Probe (Nasa) et Solar Orbiter (ESA/Nasa).
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
Résumé :
Le satellite sino-français SVOM a été lancé avec succès le 22 juin dernier. Son but : l’étude des sursauts gamma, d’une façon novatrice. Ces phénomènes extrêmement énergétiques, et encore emprunts de mystères, cinquante ans après leur découverte, nous permettent d’explorer la physique des jets, la formation des éléments lourds dans l’Univers, les premières galaxies et étoiles. Dans ce webinaire, on vous dit tout sur la mission SVOM, et comment elle va nous permettre d’avancer dans la compréhension des sursauts gamma et dans leur utilisation pour comprendre l’évolution stellaire et l’enrichissement chimique de l’Univers.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
Résumé :
Les activités de validation en préparation du Gaia DR4 ont abouti à la découverte d'un système binaire hébergeant un trou noir dormant d'une masse exceptionnelle : 33 fois notre Soleil. Sa masse en fait le trou noir d'origine stellaire le plus massif découvert à ce jour dans notre galaxie.
Le système, nommé Gaia BH3, a été découvert grâce à l'astrométrie préliminaire de Gaia, et confirmé par Gaia RVS et les mesures de vitesse radiale au sol. Les données photométriques et spectroscopiques montrent que la composante visible est une ancienne étoile du halo galactique, très pauvre en métaux. L'orbite galactique du système et sa métallicité indiquent qu'il appartient au courant ED-2, probablement un amas globulaire accrété et déchiré par la Voie Lactée il y a dix milliards d'années.
Le trou noir du système Gaia BH3 constitue le seul exemple dans notre galaxie des trous noirs stellaires de grande masse qui avaient été détectés dans des fusions de trous noirs, dans des galaxies lointaines par le biais d'ondes gravitationnelles, par le consortium LIGO/Virgo/KAGRA. Sa découverte soutient fortement le scénario selon lequel les progéniteurs de ses trous noirs de masse élevée sont des étoiles massives pauvres en métal.
Dans cet exposé, nous décrirons la découverte de Gaia BH3, ses implications, et nous présenterons les premiers résultats obtenus par la communauté sur cet objet étonnant.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
Depuis leur première découverte en 1995, plus de 5 500 exoplanètes ont été détectées, donnant naissance à la science exoplanétaire.
De nombreuses surprises, quant à la taille, température et composition de ces exoplanètes, ont été constatées, et notamment avec les "Jupiters chauds". Ce sont des planètes géantes gazeuses de la taille de Jupiter, mais orbitant à une distance 500 fois plus proche de leur étoile que notre Jupiter du Soleil. Ainsi, leur atmosphère est sans commune mesure avec les atmosphères des planètes du Système Solaire.
Dans ce séminaire, nous aborderons l’état de la connaissance des atmosphères de ces Jupiters chauds, la modélisation numérique de leur climat ainsi que les problématiques actuelles de recherche, en nous intéressant au cas particulier de WASP-43 b. En particulier, nous discuterons de l’apport des observations du télescope spatial James Webb pour ces atmosphères, ainsi que du travail de modélisation 3D réalisé à l’Observatoire de Paris - PSL.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
L’exploration de Titan : de la mission Cassini/Huygens à Dragonfly
Notre connaissance de Titan, le plus gros satellite de Saturne, a fait un bond en avant grâce à la mission Cassini/Huygens qui a effectué 127 survols rapprochés de la lune entre 2004 et 2017, couvrant ainsi deux saisons, l’hiver et le printemps nord.
Dans ce séminaire, nous présenterons quelques-unes des grandes découvertes issues des analyses de données de cette mission. Nous commencerons notre voyage en haut de l’atmosphère de Titan, à plus de 1000 km au-dessus de la surface, là où la chimie atmosphérique est déjà étonnamment riche. Puis nous nous attarderons dans la moyenne atmosphère avec ses changements saisonniers marqués et ses vents zonaux qui encerclent la lune, atteignant des vitesses de l’ordre de 1000 km/h. Nous nous intéresserons ensuite à la diversité de la surface avec ses immenses champs de dunes et ses mers contenant du méthane liquide. Enfin, nous verrons pourquoi et comment Titan sera de nouveau exploré dans une dizaine d’années par la mission de la NASA, le drone Dragonfly.
Copyright Observatoire de Paris - PSL 2024
0:00 Titan dans le système de Saturne
2:29 La mission Cassini-Huygens
7:07 L'atmosphère de Titan
28:44 Les observations de la surface de Titan
41:34 La mission Dragonfly
51:20 Les questions à Sandrine Vinatier
🌞 Bienvenue dans ce conquième et dernier épisode de « Comprendre le soleil », la série qui t’apprends tout ce que tu ne sais pas encore sur notre magnifique étoile ! 💫
Contenu élaboré par le Hangar Y en partenariat avec l'Observatoire de Paris-PSL.
Réalisation Emmanuel Lorain
Crédits Pasquale Panuzzo / CNRS / Observatoire de Paris - PSL
Pour en savoir plus : https://www.observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-d-un-trou-noir.html
Le traitement des binaires astrométriques et des données spectroscopiques de Gaia, à la base de la découverte de ce trou noir stellaire exceptionnel, ont été conduites sous la responsabilité d’ingénieurs CNRS à l’Observatoire de Paris - PSL, au sein du Laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation - GEPI (Observatoire de Paris – PSL / CNRS) avec le support de l’équipe et des moyens de calcul du CNES.
La découverte du système Gaia BH3 bouleverse notre compréhension sur la manière dont les étoiles massives évoluent et se transforment en trous noirs. Ses implications sont profondes et donneront probablement lieu à un grand nombre de publications pour tenter d’en savoir plus.
Découvrez-le en vidéo.
Copyright ESA/Gaia/DPAC
Le traitement des binaires astrométriques et des données spectroscopiques de Gaia, à la base de la découverte de ce trou noir stellaire exceptionnel, ont été conduites sous la responsabilité d’ingénieurs CNRS à l’Observatoire de Paris - PSL, au sein du Laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation - GEPI (Observatoire de Paris – PSL / CNRS) avec le support de l’équipe et des moyens de calcul du CNES.
La découverte du système Gaia BH3 bouleverse notre compréhension sur la manière dont les étoiles massives évoluent et se transforment en trous noirs. Ses implications sont profondes et donneront probablement lieu à un grand nombre de publications pour tenter d’en savoir plus.
Découvrez-le en vidéo.
Copyright ESA/Gaia/DPAC
Gaia BH3, aussi appelé Gaia DR3 4318465066420528000, LS II +14 13 ou 2MASS J19391872+1455542, est une étoile brillante de la constellation de l’Aigle, située à environ 590 pc (environ 1900 années-lumière) et connue pour son grand mouvement propre. Les données spectroscopiques et photométriques de Gaia ont permis de la classer comme étoile géante de type solaire, mais très pauvre en métaux.
Pour en savoir plus : https://www.observatoiredeparis.psl.eu/decouverte-d-un-trou-noir.html
🌞 Bienvenue dans ce troisième épisode de « Comprendre le soleil », la série qui t’apprends tout ce que tu ne sais pas encore sur notre magnifique étoile ! 💫
Contenu élaboré par le Hangar Y en partenariat avec l'Observatoire de Paris-PSL.
Réalisation Emmanuel Lorain
🌞 Bienvenue dans ce quatrième épisode de « Comprendre le soleil », la série qui t’apprends tout ce que tu ne sais pas encore sur notre magnifique étoile ! 💫
Contenu élaboré par le Hangar Y en partenariat avec l'Observatoire de Paris-PSL.
Réalisation Emmanuel Lorain
copyright Observatoire de Paris - PSL
Par Valéry Lainey, astronome de l'Observatoire de Paris - PSL, et Nicolas Rambaux, enseignant-chercheur Sorbonne Université.
résumé : Dotée d’une surface géologiquement inactive et affublée d’un cratère d’une envergure égale au tiers de son diamètre, Mimas n’a pas volé son surnom d’étoile de la mort. Pourtant, l’étude du mouvement de cette lune, au premier regard peu attrayante, vient de révéler une vision toute autre : Mimas abrite un océan d’eau liquide partout sous sa surface. Celui-ci est jeune (moins de 25 millions d’années), et son volume fait plus de la moitié du volume total de Mimas.
Durant cet exposé, nous passerons en revue les arguments qui ont plaidé pendant des décennies en la faveur d’une lune gelée et inactive, probablement restée en l’état depuis des milliards d’années.
Puis nous présenterons les motivations qui, dans le cadre de la mission spatiale Cassini, nous ont amenés à revoir cette interprétation pour aboutir à la découverte d’un océan global jeune, encore en évolution aujourd’hui.
Séminaire présenté le mardi 12 mars 2024
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2024
Ce pulsar au comportement inhabituel, et jusqu’ici jamais catalogué, a été baptisé PARROT.
De telles sources, dites "transitoires", sont très rares et donc scientifiquement intéressantes.
Les scientifiques, intrigués, ont réutilisé MeerKAT à plusieurs reprises, parvenant ainsi à caractériser l’émission radio comme étant la signature d’un pulsar variable.
À ce stade des travaux, c’est une méthode développée à l’Observatoire de Paris – PSL qui a permis d’obtenir des informations cruciales sur le signal, en particulier sur son état de polarisation.
© Smirnov, O.M. et al / RATT
🌞 Bienvenue dans ce deuxième épisode de « Comprendre le soleil », la série qui t’apprends tout ce que tu ne sais pas encore sur notre magnifique étoile ! 💫
Contenu élaboré par le Hangar Y en partenariat avec l'Observatoire de Paris-PSL.
Chaque année, le 11 février, c'est la journée des femmes et des filles de sciences. C'est une belle occasion de discuter de transmission des connaissances, notamment vers les petites filles. La France a besoin de plus d'étudiantes et d'étudiants scientifiques, et d'étudiantes en particulier. En effet, la science et la technologie sont partout. Les grands défis qui nous attendent ne pourront être relevés sans une population de jeunes gens à l'aise avec les mathématiques et la physique. Parmi toutes les sciences, l'astronomie est l'une qui permet le plus d'attirer des jeunes publics vers les disciplines scientifiques, comme le souligne Fabienne Casoli, première présidente de l'Observatoire de Paris. Mais de nombreuses études montrent que le poids des stéréotypes s'installe très tôt, dès le primaire, et prive notamment les filles du plaisir de faire des maths et des sciences en toute confiance. En tant que chercheuse ou chercheur en astrophysique, nous avons donc un rôle de "modèle" à partager quand nous organisons des parrainages de classe ou des visites dans les écoles. Je propose dans ce webinaire, après une introduction rappelant quelques points clés, des exemples d'initiatives, de ressources, et un "tool kit" pour parler de sciences (et d'astronomie en particulier) sans stéréotypes.
Séminaire présenté le mardi 20 février 2024
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2024
Par Christian Bizouard, astronome de l'Observatoire de Paris - PSL
résumé : Le temps de rotation de la Terre est l'échelle de temps résultant du cumul des cycles de de rotation terrestre par rapport aux astres. Dans les années 1930, la découverte de ses fluctuations décennales à la hauteur de quelques secondes ébranla son statut de temps universel (TU), c'est-à-dire d'horloge standard mondiale. Avec l'apparition des horloges atomiques dans les années 1950, le temps universel se déclina en temps rotation de la Terre proprement dit ou Temps Universel 1 (TU1) et temps universel coordonné (TUC), un temps atomique synchronisé avec TU1 à 0.9 s près. Depuis 1972 cette synchronisation est assurée en insérant épisodiquement une seconde dans TUC. Aujourd'hui, les systèmes mondiaux de navigation spatiale apparus dans les années 1990 requièrent pour TU1 une précision de 10 microsecondes. A cet égard, TU1 est déterminé quotidiennement par la technique de radio-interférométrie à très longue base. La navigation spatiale et le positionnement par satellite rendent donc caduque le système des secondes intercalaires et l'approximation de TU1 à 0,9 s près par TUC. De plus, depuis les années 1970, l'irrégularité de TU1 déjoue tous les pronostics, car la rotation de la Terre s'est accélérée : aujourd'hui TU1 bat la seconde légèrement plus vite que TUC! Ses variations sont devenues une source inestimable d'informations sur les propriétés de la Terre et les processus globaux qui l'affectent, essentiellement les marées, les transports hydro-atmosphériques et l'interaction noyau-manteau. Ainsi, le temps de la rotation de la Terre a revêtu un intérêt fondamental, et est devenu incontournable pour un géo-positionnement précis à quelques mètres près et moins.
Séminaire présenté le mardi 30 janvier 2024
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2024
Coordination : Valéry Lainey
Contributeurs scientifiques : Kévin Baillié, Nick Cooper, Benoît Noyelles, Nicolas Rambaux, Gabriel Tobie, Qingfeng Zhang
Réalisation : Frédéric Durillon, Animea Studio
Copyright : Observatoire de Paris - PSL, IMCCE, 2024
Coordination : Valéry Lainey
Scienfitic contributions : Kévin Baillié, Nick Cooper, Benoît Noyelles, Nicolas Rambaux, Gabriel Tobie, Qingfeng Zhang
Realisation : Frédéric Durillon, Animea Studio
Copyright : Observatoire de Paris - PSL, IMCCE, 2024
Coordination : Valéry Lainey
Scientific contribution : Kévin Baillié, Nick Cooper, Benoît Noyelles, Nicolas Rambaux, Gabriel Tobie, Qingfeng Zhang
Realisation : Frédéric Durillon, Animea Studio
Copyright : Observatoire de Paris - PSL, IMCCE, 2024
🌞 Bienvenue dans ce premier épisode de « Comprendre le soleil », la série qui t’apprends tout ce que tu ne sais pas encore sur notre magnifique étoile ! 💫
Contenu élaboré par le Hangar Y en partenariat avec l'Observatoire de Paris-PSL.
Projet : Direction de la Communication, Observatoire de Paris - PSL
Direction artistique et animation : Dilan Regal
Par François Hammer, astronome de l'Observatoire de Paris - PSL
Résumé: Les mouvements des étoiles du disque en rotation autour du centre galactique s'inscrivent essentiellement dans le plan du ciel. C'est pour cela qu'avec la mesure des mouvements propres dans le ciel, Gaia a révolutionné nos connaissances sur la dynamique du disque de notre Galaxie. Je montrerai ce que l'on savait avant Gaia, puis comment nos connaissances ont progressé jusqu'à atteindre les mouvements des étoiles situées bien au-delà du disque. La découverte d'une courbe de rotation déclinant de façon képlérienne nous amène à mieux connaitre le contenu matériel (matière visible/ordinaire et matière sombre) de notre Galaxie. Je discuterai la comparaison de ces résultats avec ceux obtenus par d'autres méthodes, et proposerai une vision de la composition matérielle de notre Galaxie, ainsi que des limites en taille de cette dernière, depuis ses alentours immédiats jusqu'à son environnement le plus lointain.
Séminaire présenté le mardi 05 décembre 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Simulation of the transformation of a gas-rich and rotation-dominated galaxy into a spherical dwarf galaxy, here an analog of the Sculptor dwarf galaxy is shown. Star and gas particles are in cyan and orange colors, respectively.
For more information, visit https://www.observatoiredeparis.psl.eu/une-revision-de-la-nature-des.html?lang=en
Credits: Jianling Wang, François Hammer
Par Florent Deleflie, astronome de l'Observatoire de Paris - PSL.
L’avènement de l’ère spatiale, depuis le lancement de Spoutnik en 1957, a fait pleinement entrer les satellites artificiels dans la vie quotidienne de l’ensemble de la société mondialisée : observation de la Terre à des fins militaires ou scientifiques, prévision du temps, télécommunications, radionavigation et ses multiples applications, etc.
Cet usage massif des satellites artificiels s’accompagne, en partie inévitablement, de la prolifération d’un grand nombre de débris spatiaux, au moins jusqu’aux altitudes de l’orbite géostationnaire.
Aujourd’hui, environ 15 000 débris, dont la taille est supérieure à 10 cm, circulent parmi les satellites actifs, dont le nombre ne cesse d’augmenter considérablement en raison de l’arrivée récente de flottilles comme Starlink.
Selon les modèles, et si l’on prend en compte les objets de taille submillimétrique, il est considéré que le nombre total de satellites, actifs ou débris, en orbite autour de la Terre, se chiffre en… millions.
Ce nombre vertigineux pose évidemment un grand nombre de questions sur l’utilisation sécurisée et raisonnable de l’espace, à savoir : collisions, explosions, risques en cas de rentrée atmosphérique non contrôlée, pollutions (y compris lumineuse).
Du point de vue de l’astronome, le satellite artificiel est presque un objet céleste comme les autres, la différence essentielle par rapport à ces objets fétiches habituels étant la vitesse de défilement sur le ciel.
Au cours de cet exposé, je dresserai un panorama de ce qu’est, en 2023, la population des débris spatiaux en orbite autour de la Terre ; je montrerai comment, à partir de méthodes similaires à celles utilisées pour déterminer les orbites des astéroïdes, il est possible de calculer les trajectoires de satellites artificiels avec une grande précision (qui peut atteindre dans certains cas un niveau subcentimétrique). Je montrerai également comment les lois de la mécanique céleste permettent d’analyser les grandes questions liées à l’occupation de l’espace, que ce soit sur des échelles de temps très courtes (le jour, la semaine), ou au contraire très longues (le siècle, voire au-delà).
Séminaire présenté le mardi 19 septembre 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Par Gilles Theureau, astronome à l'Observatoire de Paris - PSL
Dans le cadre d’un réseau mondial dédié à l’observation des pulsars, le consortium européen EPTA a publié le 29 juin 2023, dans la revue Astronomy and Astrophysics, une série de résultats issus d'observations collectées depuis un quart de siècle, par six des radiotélescopes les plus sensibles au monde, et où le grand radiotélescope du campus de Nançay a fourni, à lui seul, près de 70% des données.
Ces mesures, de même que celles de leurs homologues américains, australiens, indiens et chinois, contiennent les indices très solides de l’existence d’ondes gravitationnelles, captées aux très basses fréquences, de l'ordre de quelques nanoHz.
L'émission proviendrait sans doute, en premier lieu, de couples de trous noirs supermassifs situés au centre des galaxies et formés au cours des processus de fusion tout au long de l'histoire de l'Univers, mais il existe de nombreuses autres sources possibles, issues de l'univers primordial.
Je me propose de revenir sur cette série de résultats récents (18 articles en tout, dont 6 pour le seul groupe européen), ainsi que sur la technique de détection et les méthodes d'analyses employées pour ce programme de longue haleine.
Séminaire présenté le mardi 11 juillet 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Avec Alessandro Retino (LPP, Polytechnique), Malik Mansour (LPP, Polytechnique) et Baptiste Cecconi (LESIA, Observatoire de Paris - PSL).
La sonde européenne JUICE est partie le 14 avril 2023 pour étudier Jupiter qu'elle atteindra en 2031, puis ses lunes glacées.
L’Observatoire de Paris - PSL fait partie de l’aventure grâce à l’expertise de ses équipes qui ont contribué à trois des dix instruments scientifiques installés à son bord :
- SWI, un instrument de mesure des ondes submillimétrique à haute résolution spectrale pour l'étude de l'atmosphère de jupiter et de ses lunes glacées
- RPWI, un instrument de mesure de sondes basses fréquences radio et plasmas
- MAJIS, un spectromètre imageur infrarouge pour caractériser la surface des lunes de Jupiter.
Les trois intervenants reviendront sur leur participation respective à la conception de RPWI, dont la mise en service est attendue pour bientôt.
Séminaire présenté le mardi 27 avril 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Pour en savoir plus : https://www.observatoiredeparis.psl.eu/pulsars-nouvelle-fenetre-pour.html
Copyright Ismael Cognard 2023
Par Pierre Kervella, astronome de l'Observatoire de Paris - PSL
Notre plus proche voisine stellaire est un système de trois étoiles: Alpha Cen A, B et Proxima. Les composantes principales A et B sont similaires au Soleil, et Proxima est une faible naine rouge qui héberge trois planètes, dont une est située dans sa zone habitable (Proxima b). Autour des étoiles Alpha Cen A et B, seule une candidate planète a été identifiée près de l’étoile B, mais elle reste à confirmer. Des observations à venir à l’aide du télescope James Webb permettront de vérifier l’existence de cette planète. La relative proximité d’Alpha du Centaure rend imaginable le lancement d’une sonde interstellaire pour explorer les systèmes planétaires des trois étoiles. Je présenterai quelques éléments sur les concepts étudiés actuellement.
Séminaire présenté le mardi 21 mars 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Edouard Roche se serait-il trompé ?
Par Bruno Sicardy, professeur à Sorbonne Université et chercheur à l'Observatoire de Paris - PSL
Résumé :
Depuis 2013, au moins trois systèmes d’anneaux ont été découverts autour de petits corps du système solaire extérieur : le Centaure Chariklo, qui orbite entre Saturne et Uranus, et les planètes naines Haumea et Quaoar, qui orbitent bien au-delà de Pluton. Ces découvertes constituent une surprise car jusqu’alors seuls les planètes géantes Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune étaient connues pour posséder des anneaux. Désormais, les chercheurs pensent que les anneaux sont en fait monnaie courante parmi les petits objets du système solaire extérieur.
La plus récente de ces découvertes, les anneaux de Quaoar, a apporté une surprise de taille : contrairement à tous les anneaux denses découverts à ce jour, ils se trouvent bien au-delà de la limite de Roche de Quaoar : ils ne devraient donc pas exister ! Cette limite est définie comme la distance à laquelle les forces de marée du corps central - qui tendent à séparer les unes des autres les particules de l’anneau - équilibrent les forces d’attractions mutuelles entre ces mêmes particules, qui tendent à les agglomérer. Dans ce contexte, les anneaux de Quaoar devraient rapidement s’accréter sous forme de satellite et donc disparaître.
Je présenterai dans ce séminaire cette découverte, ainsi que les explications possibles de cette situation paradoxale.
Séminaire présenté le mardi 14 février 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Par Jérémie Vaubaillon, astronome à l'IMCCE, Observatoire de Paris - PSL.
Résumé :
En mai 2022, nous avons participé à une campagne d'observations aéroportées de la pluie de météores nommée "tau-Herculides". Cette pluie provenait de grains cométaires éjectés par la comète 73P/Schwassmann-Wachmann 3 lors de sa fragmentation en 1995. Malgré des prévisions relativement incertaines, la pluie a eu lieu au moment prévu et a été enregistrée par des instruments déployés par une équipe internationale à bord d'un jet privé. Les premiers résultats seront présentés, avec en particulier la détection rarissime d'un amas de météores, dont l’occurrence est estimée à moins de 1/1 000 000.
Séminaire présenté le mardi 17 janvier 2023
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2023
Production : Fab&Fab
Copyright : Observatoire de Paris - PSL, 2022
Production : Fab&Fab
Copyright : Observatoire de Paris - PSL, 2022
Par Guy Perrin, astronome à l’Observatoire de Paris et chargé de mission Astronomie et recherches spatiales au MESR.
Résumé : La présence d’un trou noir super massif au centre de notre galaxie, la Voie Lactée, est suspectée depuis le milieu des années 1970 et la découverte dans le domaine radio de la source Sgr A*. Les trous noirs sont des objets fascinants et qui ont la particularité d’être de très petite taille relativement à leur masse, ce qui en rend l’observation directe très difficile. Des progrès fantastiques ont été accomplis ces dernières années pour l’observation des trous noirs. Les détecteurs d’ondes gravitationnelles ont apporté des informations directes sur des trous noirs de quelques masses à maintenant près de 200 masses solaires. L’instrument GRAVITY du Very Large Télescope Interferometer de l’ESO a permis pour la première fois d’explorer les régions proches de l’horizon du trou noir Sgr A* et d’en contraindre la taille. Il a aussi permis de faire de premiers tests de relativité générale dans le potentiel d’un trou noir super massif. L’Event Horizon Telescope a fourni les toutes premières images de Sgr A* et de son jumeau en taille M87*. Je présenterai ce contexte et le détail des observations faites avec GRAVITY pour lequel l’Observatoire de Paris joue un rôle important.
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2022
Ce 8 décembre de 6h05 à 7h02 environ, la planète Mars sera occultée par la Lune. Visible à l’œil nu, le spectacle sera encore plus impressionnant dans un petit télescope. Ce sera l’occasion de voir un véritable coucher et lever de Mars sur le limbe lunaire. Ce phénomène bénéficiera d'une excellente visibilité de la planète rouge, alors en opposition et donc pleinement éclairée par le Soleil !
Afin de vous accompagner dans cet évènement, l’Observatoire de Paris - PSL, la Société Astronomique de France, l'Observatoire Midi-Pyrénées et l’Observatoire de Côte d'Azur vous proposent de suivre le phénomène en direct sur la chaine YouTube de l'Observatoire de Paris de 5h30 à 7h30. Des duplex seront faits avec les observatoires de Meudon, de Camille Flammarion à Juvisy-sur-Orge, d'Arras, du Pic du Midi et de Nice. Ce sera l’occasion d'observer le phénomène depuis plusieurs sites astronomiques français et de faire un point sur l’actualité martienne avec les planétologues. Nous prendrons des nouvelles des missions Insight, Curiosity et Perseverance.
Epilogue : Veuillez nous excuser pour les problèmes de son qui nous ont obligés à être silencieux à certains moments.
Les nuages ont été trop présents et nous avons stoppé le live après la disparition de Mars derrière la Lune.
Les meilleurs moments à revoir :
- à 14:17 et 16::53 depuis Meudon
- à 24:33 depuis Arras
- à 32:11 et 38:25 depuis Nice
Rendez-vous le 16 août 2052 pour la prochaine occultation de Mars visible depuis la France !
Observatoire de Paris - PSL
© décembre 2022
Par Frédéric Soulu, Chercheur en résidence CollEx-Persée, Observatoire de Paris - PSL.
André Lallemand (1904-1978) est le concepteur d’une caméra électronique qui porte son nom et qui est identifiée, dans la communauté astronomique, comme un précurseur des détecteurs modernes. Cet instrument a aussi connu des applications au-delà de son domaine d’origine. Intégrant l’Observatoire en 1943, Lallemand y crée à partir de 1945 le laboratoire de physique astronomique dans le contexte très particulier de la fin de la guerre. L’inventaire et la valorisation d’un important fonds d’archives de l’Observatoire de Paris relatif à la caméra électronique est en cours dans le cadre d’une résidence de recherche CollEx-Persée à la Bibliothèque. Ce fonds d’archives est remarquable à plus d’un titre : par ses dimensions, 25 cartons, par son hétérogénéité car il documente les activités des techniciens de laboratoire jusqu’à celles de son directeur, par la longue période couverte. Ce fonds éclaire l’histoire de cet instrument en France entre 1936, date de publication de l’article séminal de Lallemand, et le milieu des années 80 où cette technique est déclassée. Il permet aussi de documenter le contexte international et les circulations de ces artefacts, en particulier vers les Etats-Unis.
Copyright Observatoire de Paris - PSL, 2022
Le live sera commenté par plusieurs astronomes spécialistes du Soleil. Ils répondront aux questions posées dans le chat.
Observatoire de Paris - PSL
© octobre 2022
Crédits : Observatoire de Paris - PSL / IMCCE


