Le Partage
Wubbo Ockels - Discours dadieu dun astronaute... (2014) | [VOSTFR]
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En raison de ses prises de position, Faika El Nagashi est traitée comme une pestiférée par son parti et par les militants pro-trans en général.
"Je suis une ancienne politicienne, une féministe et une défenseuse des droits humains. Au cours des 30 dernières années, je me suis consacrée à la défense des droits des femmes, en particulier des femmes migrantes, et des personnes homosexuelles, c'est-à-dire des lesbiennes et des gays. Mais ces dernières années, j'ai vu leurs droits s'éroder à un rythme alarmant.
L'auto-identification du sexe menace-t-elle les droits des femmes ? La réponse est oui. Et j'explique ici pourquoi."
La vidéo entière : youtu.be/xRc-X1SP3QY
Outre l'absurdité sémantique qui consiste à qualifier des hommes de "femmes trans", on note le magnifique #NotAllMen invoqué comme argument en défense des "droits des personnes trans".
D’un côté, la piétaille de gauche s’offusque – à raison – lorsque des masculinistes, des défenseurs de la domination masculine, invoquent un #NotAllMen comme ligne de défense. Dans l’imaginaire de gauche, le #NotAllMen est une idée de droite, voire d’extrême droite – ce qu’elle est, effectivement. Sauf, manifestement, lorsque c’est Judith Butler qui l’invoque en défense des "droits des personnes trans" ! Là, le #NotAllMen devient un argument parfaitement respectable, parfaitement recevable, semble-t-il.
Jamie Reed est une progressiste de longue date et une professionnelle de la santé qui vit aux Etats-Unis. Pendant de nombreuses années, elle a conseillé des populations vulnérables, notamment des enfants placés en famille d'accueil, des minorités et des jeunes séropositifs. Pendant quatre ans, de 2018 à 2022, elle a travaillé au centre pédiatrique dédié à la transidentité de l'université de Washington à l'hôpital pour enfants de St Louis, dans le Missouri.
Ce qu'elle a vu pendant cette période l'a poussée à démissionner et à devenir lanceuse d'alerte.
Jamie Reed a officiellement dénoncé les pratiques du centre en janvier 2023 en soumettant une déclaration sous serment au procureur général du Missouri. Une fois la déclaration sous serment officiellement acceptée par le procureur général, elle en a publié un compte rendu de première main dans le média The Free Press (traduite sur le site Le Partage). Cette publication est devenue virale et a permis d’exposer des vérités passées sous silence concernant les « soins » offerts dans les centres pédiatriques d’identité de genre aux États-Unis. Même le New York Times, qui relayait pourtant habituellement les idées et revendications trans sans une once d’esprit critique, a décidé d’investiguer à la suite de ses révélations.
Il y a quelques semaines, dans l’État du Wisconsin, Jamie Reed a été invitée à témoigner dans le cadre de la discussion d’un projet de loi. Voici un extrait de son témoignage.
Les idées qui forment la base du traitement des mineur∙es qui se disent « trans » sont normatives, sexistes, homophobes et incohérentes :
1. D’abord, elles postulent la possibilité qu’il y ait « incongruence » ou « inadéquation » entre le corps sexué d’un∙e mineur∙e et son « identité de genre », soit sa personnalité. Cette idée, fondamentale dans le système de croyance trans, est pourtant totalement irrationnelle. Aucune personnalité n’est en inadéquation avec le corps qui la produit. L’esprit et le corps ne font pas deux. L’idée selon laquelle on pourrait naître avec un corps inadapté à notre psyché, avec une psyché de l'autre sexe, est foncièrement absurde (et sexiste, la personnalité ou la psyché est jugée comme relevant de l'autre sexe en raison d'affinités pour des stéréotypes, des attributs culturellement associés à l'autre sexe).
2. Ensuite, les théories élaborées par les autorités, comme l’Organisation mondiale de la santé, pour caractériser une supposée « incongruence de genre » chez un individu, reposent en grande partie sur des stéréotypes sexistes. Dans le diagnostic de la prétendue « incongruence de genre », on trouve en effet le fait de participer à « des jeux d'imagination », ou de s’amuser avec des « jouets, des jeux », ou encore d’avoir « des activités » et « des camarades de jeu » typiques de l’autre sexe. Postuler une « inadéquation » entre le corps et l’esprit sur cette base, c’est du sexisme sous stéroïdes.
3. Enfin, tout cela constitue une nouvelle et virulente forme d'homophobie parce que les jeunes homosexuel·les sont les plus susceptibles de ne pas correspondre aux stéréotypes et aux normes culturelles en vigueur, et donc les plus susceptibles d'être diagnostiqué·es avec une « incongruence de genre ». Un certain nombre de statistiques indiquent que la majorité des jeunes qui reçoivent des traitements médicaux ou chirurgicaux en raison d'une « transidentité » sont homosexuel·les. Ce sont en majorité des homosexuel·les qui sont donc médicalisé·es et chirurgié·es au nom d'une inadéquation entre leur personnalité et leur corps sexué. Ce dont rêvait la droite homophobe, le mouvement trans l'accomplit avec la bénédiction des gens de gauche. Les thérapies de conversion, c'est mal. Sauf quand elles sont estampillées progressistes.
Pour aller plus loin : partage-le.com/2024/09/29/ray-fox-un-pionnier-de-lecosabotage-par-nicolas-casaux
Comme son nom l’indique, la WPATH est une référence mondiale. Les « standards de soins » qu’elle élabore sont suivis par de nombreux systèmes de santé dans de nombreux pays. La WPATH est plusieurs fois mentionnée dans le « Rapport relatif à la santé et aux parcours de soins des personnes trans, remis à monsieur Olivier Véran, ministre des Affaires sociales et de la Santé » en janvier 2022 — rapport répondant à « une saisine du ministre des Affaires sociales et de la Santé faite à deux acteurs de terrain de la prise en charge des personnes trans ».
En France, l’une des principales associations de promotion des revendications politiques des idéologues trans s’appelle Trans Santé France - FPATH (FPATH pour French Professional Association for Transgender Health, parce qu’elle constitue une émanation française de la WPATH). En février dernier, des membres de Trans Santé France - FPATH ont été reçus au Ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Quelques temps auparavant, ils avaient rencontré le conseiller LGBTI+ de la DILCRAH, et puis le médecin-conseil national de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Comme l’affirme un des membres de la FPATH : « Nous sommes écoutés, entendus et nous avançons. »
Mais revenons-en à Jacobs, qui est également membre du comité de rédaction de la revue International Journal of Transgender Health (« Journal international de la santé transgenre »), publiée par la WPATH.
Jacobs possède un compte sur le site de rencontres BDSM FetLife, où il a placé une annonce personnelle sous le titre « Queer Lesbian Slave » (« esclave lesbienne queer ») à la recherche d’une « femelle dominante ». Parmi ses fétiches répertoriés figurent les modifications corporelles, les jeux avec des animaux de compagnie, le caoutchouc, la chasteté, les jeux consensuels de non-consentement, le sadisme et les relations sexuelles en public.
Jacobs est un des auteurs du livre Sex, Sexuality and Trans Identities: Clinical Guidance for Psychotherapists and Counselors (« Sexe, sexualité et identités trans : Conseils cliniques pour les psychothérapeutes et les conseillers ») paru en 2020. Le chapitre qu’il a écrit pour cet ouvrage s’intitule « Des hormones et des menottes : À l’intersection des identités transgenres, du BDSM et du Polyamour ». Il y fait la promotion du BDSM (qui comprend la « fessée », la « torture des parties génitales », etc.), mais aussi de l’Age Play, c’est-à-dire des « jeux de régression », qui impliquent « la fétichisation d’une différence d’âge par le biais de personnages “maman/enfant”, “papa/fils” ou “professeur/élève” ». Comme il le note ensuite : « De nombreux sites web s’adressent à cette communauté, proposant des berceaux surdimensionnés ou des couches et des grenouillères pour adultes. »
Par « cette communauté », Jacobs désigne notamment la communauté dite des AB/DL, pour Adult Baby/Diaper Lovers, littéralement « Bébés adultes/Amateurs de couches » — on parle aussi de « fétichisme des couches », de syndrome du bébé adulte, de trouble de l’identité de l’âge, d’infantilisme et d’autres choses encore. Il s’agit d’adultes qui éprouvent de l’excitation sexuelle à imiter des bébés, adopter des comportements de bébé, porter des vêtements de bébé (des couches, par exemple, mais des couches pour adultes), jouer avec des jouets pour bébés ou enfants, se coucher dans des berceaux géants, parler en charabia, sucer des tétines, être nourris à la cuillère, etc.
La suite : open.substack.com/pub/nicolascasaux/p/laura-ex-lawrence-jacobs-psychotherapeute
Le discours du Butler est un vaste galimatias du début à la fin. On pourrait sans doute y relever un très grand nombre d’inexactitudes, d’absurdités, d’idées tellement imprécises qu’elles n’ont aucun sens, de mensonges, etc. De quoi écrire quelques livres. Je me contenterai de souligner quelques-uns de ses propos qui me semblent les plus problématiques.
I
« Le genre est un mélange de normes culturelles, de formations historiques, de l’influence de la famille, de réalités psychiques, de désirs et de souhaits. »
Ah, très bien. C’est parfaitement clair. C’est un mélange de trucs quoi. Bon. Un peu comme une salade, au final. On est un peu déçus. C’est ça, l’incroyable théorie de Madame Théorie du genre ? Un mélange de trucs nébuleux ? Cela dit, on rejoint Judith Butler quand elle affirme que ces « normes culturelles » qui correspondent au « genre » sont oppressives, contraignantes. Mais n’ayant rien dit de clair sur ces normes, tout ça ne mène nulle part. Butler évite de dire que ces « normes » correspondent aux attributs que la société patriarcale assigne à chacun des deux sexes, la raison, la force, l’agentivité, etc., aux hommes, et la douceur, la docilité, le dévouement aux autres, etc., aux femmes. Le patriarcat, chez Butler, ça n’existe pas (reconnaître son existence implique de reconnaître la réalité du sexe, des deux sexes, l’oppression des femmes par les hommes, entre autres choses, ce que Butler ne souhaite pas faire). Les « normes » sont là, on ne sait pas trop comment, pourquoi, à quelles fins. Bref, la définition du mot « genre » ou plutôt l’idée du « genre » que défend Judith Butler est d’une imprécision extraordinaire qui confine au non-sens.
II
« Le sexe est généralement une catégorie attribuée aux enfants qui a de l’importance dans les domaines médical et juridique. »
Oui, mais surtout non. La sens du mot « sexe » que donne Butler est aussi ridicule que le sens qu’elle attribue au terme « genre ». En vérité, le sexe est une réalité biologique qui permet la reproduction de l’espèce humaine, et un attribut parmi d’autres des êtres humains. Ce n’est pas juste une « catégorie » du vocabulaire humain, pas au même titre que, disons, le mot « nombre ». Un « nombre », ça n’existe pas vraiment dans la nature, c’est un vocable humain qui renvoie à une construction mentale humaine. En revanche, le « sexe », c’est un terme du langage humain utilisé pour désigner une réalité matérielle, biologique et naturelle, qui n’est pas une construction humaine. Le sexe n’importe pas que dans les domaines médical et juridique. Il importe du berceau à la tombe. Le sexe d’une personne détermine beaucoup de choses relatives à sa santé, ses aptitudes physiques, tout son parcours de vie. Le fait que les femelles donnent la vie n’a rien d’insignifiant. Le sexe détermine également, dans les sociétés patriarcales, la manière dont une personne sera traitée, ses opportunités, etc. Les femmes sont moins bien traitées que les hommes, plus à risque de subir diverses sortes de violence, etc. Mais « patriarcat », c’est un mot qui n’existe pas chez Judith Butler, qui n’aime pas le féminisme. Son truc, à Butler, c’est la théorie queer, or théorie queer et féminisme, ça fait deux.
Pour la suite du commentaire : partage-le.com/2024/02/18/lextraordinaire-pensee-de-sa-majeste-judith-butler-par-nicolas-casaux
Ce marché rapporte 56 milliards de $ par an. Dans « Le capitalisme cannibale », Fabrice Colomb enquête sur ce phénomène légal en pleine expansion et dont la course folle croit à mesure que le taux de maladies chroniques explose, que l’infertilité augmente et que la quête de la jeunesse perpétuelle ou de l’homme augmenté s’affine.
Discussion téléphonique à propos de ces sujets, et d'autres, entre le Pacifique et les Alpes.
1. D’abord, si « le sport est un droit humain », il faut bien voir que personne ne tente d’interdire la pratique du sport à qui que ce soit. La question qui se pose est « dans quelle catégorie les hommes qui se disent femmes devraient-ils concourir » ? Pas « les hommes qui se disent femmes ont-ils le droit de faire du sport ? ».
2. Ivy invoque n’importe comment le racisme et les intersexuations, une tactique classique des militants trans qui espèrent ainsi convaincre leur public en l’embrouillant. Les problématiques auxquelles sont confrontées les personnes intersexuées ne sont pas celles qui touchent les soi-disant « femmes trans ». Le transgenrisme n’implique pas l’intersexuation. Le phénomène de l’intersexuation (le fait de naître avec un désordre du développement sexuel, ou DSD) est une chose. Le transgenrisme en est une autre. Le racisme, encore une autre. La conception de la « féminité » qu’auraient les « femmes blanches », quoi qu’il puisse vouloir désigner par là, n’a rien à voir avec le schmilblick. Les hommes ne sont pas des femmes. Les mâles ne sont pas des femelles. L’argument qu’il tente de formuler n’a aucun sens.
3. Ivy prétend être une femelle parce que ses documents d’identité disent qu’il est une femelle (aux États-Unis, ces documents n’indiquent pas femme ou homme mais mâle ou femelle ; contrairement à chez nous, ils emploient souvent mâle et femelle pour désigner respectivement les hommes et les femmes). Mais ce qu’indiquent des papiers d’identité et la réalité sont deux choses différentes. Les idéologues trans, qui affectionnent tant de voir partout des « constructions sociales », devraient le savoir. Depuis qu’il est possible de faire changer la mention du sexe à l’état civil, celle-ci n’est plus qu’une « fiction juridique » — c’est-à-dire qu’elle ne représente pas forcément la réalité. Dans la réalité, Ivy est un mâle adulte de l’espèce humaine : un homme.
4. Ivy prétend qu’il n’existe aucune étude sur les différences physiques entre les athlètes « femmes transgenres » et les athlètes femmes. Et aussi que les « femmes transgenres » ne possèdent sans doute aucun avantage physique par rapport aux vraies femmes. C’est faux. Deux articles de synthèse ont été publiés dans les deux principales revues de médecine sportive au monde — Sports Medicine et le British Journal of Sports Medicine —, qui concluent que toutes les preuves actuelles démontrent que l'avantage athlétique des mâles n'est que très peu réduit même après trois ans de suppression de la testostérone. Celui publié dans la revue Sports Medicine, qui est l'article le plus consulté de l'histoire de la revue, conclut que « les données actuelles montrent que l'avantage biologique, notamment en termes de masse et de force musculaires, conféré par la puberté masculine et dont jouissent la plupart des femmes transgenres n'est que très peu réduit lorsque la testostérone est supprimée conformément aux directives sportives actuelles pour les athlètes transgenres ».
Comme le note un spécialiste : « La différence de force entre les hommes et les femmes est considérable. À entraînement égal, les hommes possèdent une force de préhension 57 % supérieure, 65% de force en plus dans les jambes, 90% en plus dans le haut du corps, et une puissance de frappe 162 % supérieure. Pour réaliser l’importance de ces chiffres, rappelons que les hommes ne mesurent que 7 % de plus que les femmes, alors qu'au niveau de la population, nous pouvons facilement constater des différences de taille considérables. Des pourcentages situés entre 50-160 % sont donc immenses et se recoupent beaucoup moins entre les sexes.
Mais qu'en est-il des femmes transgenres qui suppriment leur testostérone ? Conservent-ils un avantage ? Oui. Au départ, en fonction du sport, les hommes possèdent un avantage de 10 à 50 % par rapport à une femme également entraînée. Pour les femmes transgenres qui suppriment leur testostérone, les paramètres de masse musculaire et de force (la principale source de leur avantage) ne diminuent que de 2 à 12 %, même sur une période de deux ans. Ce qui est loin d'éliminer les avantages musculo-squelettiques.
La suite : open.substack.com/pub/audreyaard/p/une-vraie-femelle-trans-biologique
La vidéo ci-jointe, dans laquelle il répond à une question sur la transidentité, est tirée d’une interview publiée sur internet en mai de cette année. Le vaste n’importe quoi sexiste de son propos devrait sauter aux yeux. Beaucoup de femmes l’ont vivement dénoncé. Quoi qu’il en soit, quelques remarques :
1. Tyson emploie les termes « fille », « femme » et « femelle » de manière interchangeable et pour désigner confusément, indifféremment, des choses ayant trait au sexe et d’autres à ce qu’on appelle le genre. Ce qui rend tout son discours franchement absurde et témoigne d’une confusion inhérente au système de croyances transidentitaire.
2. Au sens propre, les termes « fille » et « femme » ont été conçus pour désigner, respectivement, la femelle humaine jeune et la femelle humaine adulte. S’ils sont parfois employés pour désigner d’autres choses, par exemple un comportement féminin chez un homme (« ah, ce type se comporte vraiment comme une femme »), c’est au sens figuré et en raison de stéréotypes sexistes, misogynes.
3. Lorsque Tyson imagine une situation dans laquelle il se sentirait 80% femelle, ce qu’il veut dire, en réalité, c’est qu’il imagine une situation dans laquelle il se sentirait 80% féminin, ce qui n’est pas la même chose (du tout). Il confond être une fille/femme/femelle avec « être féminin(e) », c’est-à-dire avec la « féminité » (« ensemble des caractères spécifiques − ou considérés comme tels − de la femme », le terme est intrinsèquement confus, problématique, dans la mesure où il peut donc servir à désigner des caractères indubitablement et par définition, naturellement, spécifiques aux femmes, comme le fait d’avoir des chromosomes XX, un utérus, etc., et d’autres qui leur sont seulement associés par convention culturelle, mais qui ne sont ni réellement ni naturellement propres aux femmes, comme le fait de porter du maquillage).
Dans notre société patriarcale, ladite féminité encourage effectivement les femmes à se maquiller, porter des talons hauts, avoir une grosse poitrine, se montrer docile, serviable, etc.
4. Les femelles humaines ne peuvent pas choisir comme bon leur semble, en fonction des jours ou des heures de la journée, d’être 10, 20, 40, 70 ou 90% femelle. Les femelles humaines sont toujours à 100% des femelles humaines (de même que les mâles humains sont toujours à 100% des mâles). Comme une généticienne le faisait remarquer, être une femelle (ou un mâle), c’est aussi un processus physiologique irréversible qui va du berceau à la tombe. Toute personne née femelle mourra femelle (idem pour un mâle). Les menstruations, le syndrome prémenstruel, l’endométriose, etc., ne disparaissent pas sur demande. Avec son discours absurde, Tyson se montre terriblement irrespectueux des femmes.
5. Au lieu de remettre en question les stéréotypes sexistes qui constituent la féminité dans notre société, Tyson affirme qu’être femme (ou fille ou femelle) n’est rien d’autre que correspondre à ces stéréotypes et que quiconque se sent « féminin » est donc potentiellement une fille ou une femme ou une femelle.
6. En accord avec le système de croyances transidentitaire, Tyson fait donc exactement l’inverse de ce qui devrait être fait. Comme nous l’écrivons dans notre livre (Né(e)s dans la mauvaise société, que vous pouvez commander ici : partage-le.com/produit/dans-la-mauvaise-societe) :
« Le but d’un véritable mouvement d’émancipation aurait dû — et devrait — être de détacher les réalités matérielles et biologiques que désignent les mots fille/femme et garçon/homme des stéréotypes (respectivement la féminité et la masculinité) et des rôles sociaux auxquels la société patriarcale les a associés, plutôt que de détacher ces mots desdites réalités matérielles et biologiques pour ne leur faire signifier que lesdits stéréotypes et rôles sociaux. »
Autrement dit, loin de détacher les termes fille/femme/femelle des stéréotypes sexistes auxquels correspond la « féminité », le système de croyances transidentitaire prétend que les termes fille/femme/femelle ne désignent que la féminité.
7. Il ne s’agit pas d’une interprétation personnelle ou biaisée de ce qu’est la « transidentité » ou [...]
la suite ici : partage-le.com/2023/08/02/transidentite-non-binarite-etc-chronique-dun-invraisemblable-scandale-3-par-nicolas-casaux
Vidéo tirée d'une interview d'Helen Joyce par Peter Poghossian publiée il y a trois semaines sur YouTube : youtu.be/ZG9_lcln7FU
Il est impossible de comprendre les origines et les motifs du phénomène trans sans examiner le phénomène antérieur du travestissement masculin, et plus particulièrement la paraphilie appelée « autogynéphilie ».
(Par « paraphilies », on désigne des « fantaisies imaginatives sexuellement excitantes, des désirs, des impulsions ou des comportements sexuels atypiques survenant de façon répétée et intense ».)
L’autogynéphilie, c’est l’excitation sexuelle que ressentent des hommes en s’imaginant « en femmes », en imaginant être des femmes. Une large partie du travestissement masculin relève de cette paraphilie. Autrement dit, une bonne partie des hommes qui se travestissent le font parce que ça les excite sexuellement. (Ce fait n’a rien de controversé, de nombreux travestis le reconnaissent eux-mêmes depuis très longtemps, il est assez documenté, y compris par des études scientifiques, voir aussi : youtu.be/Hcz5RxwtPZ8).
Une large partie du transsexualisme masculin (des hommes voulant devenir des femmes et choisissant de subir des opérations chirurgicales afin de rapprocher leur apparence de celle de femmes) relève également de l’autogynéphilie. Ce qui est également admis par un certain nombre de transsexuels, a été étudié et est assez documenté. Le mouvement trans contemporain, qui est issu de revendications d’hommes travestis et transsexuels, est donc lui aussi, dans une large mesure, un produit de l’autogynéphilie.
Mais si ça n’est jamais évoqué, si ces réalités sont occultées voire niées par certains, c’est parce qu’il serait beaucoup moins acceptable, beaucoup moins vendeur, beaucoup moins admirable, de présenter le mouvement trans comme le produit d’un fantasme sexuel que comme un mouvement de droits civiques de personnes « nées dans le mauvais corps » qui deviendraient ainsi qui elles sont vraiment à l’intérieur (bon sang quelle absurdité). Dans un monde dominé par les hommes, il n’est pas étonnant que les réalités embarrassantes, les concernant, soient passées sous silence.
Bien sûr, si le mouvement trans est initialement le fruit des désirs d’hommes paraphiles, aujourd’hui, les motifs de déclaration de transidentité ne relèvent évidemment pas tous de l’autogynéphilie, mais d’un confus mélange d’idées absurdes (par exemple concernant la possibilité de naître dans le mauvais corps, l’idée que le sexe serait « assigné », et qu’il en existerait non pas deux mais 3, ou 5, ou 7, ou 48, ou une infinité, etc.), sexistes, misogynes et homophobes (à l’instar du concept d’« identité de genre »), de diverses problématiques sociales, certaines propres aux garçons, d’autres propres aux filles, d’autres aux enfants en général, etc.
Il s'agit en partie de ce qu'explique la journaliste britannique Helen Joyce dans cette vidéo.
(Bien évidemment, beaucoup de gens seraient outrés par une telle réalité et la nieraient ou refuseraient en bloc. Impossible que le mouvement trans soit lié à des fantasmes sexuels d'hommes ! Une telle réaction dénoterait sans doute une grande naïveté. Les désirs sexuels masculins constituent une des principales forces qui façonnent le monde dans lequel nous vivons. Ils sont à l'origine de la pornographie, de la prostitution, de la traite des êtres humains et des filles et des femmes en particulier, ils modèlent en grande partie les codes de l'industrie de la publicité, etc. Avec 42 millions de personnes exploitées, il se pourrait d'ailleurs que la prostitution constitue la première industrie au monde.)
Le compte Instagram de l'Amazone Paris : instagram.com/l_amazone_paris/?hl=fr
Le compte Twitter de l'Amazone : twitter.com/l_amazone_?lang=fr
30 % de ce qui est visionné sur les sites pornos sont des contenus Hardcore. 100 % des contenus postés sont de plus en plus violents.
100 % de la pornographie est une forme de violence infligée aux femmes.
En plus de coloniser nos imaginaires, le porno guide nos pratiques sexuelles, pollue l’esprit des hommes, mutile les femmes.
Pour démanteler cette très lucrative exploitation du corps et des psychés des femmes, Aurore et Amal se sont lancées dans la bataille. Elles nous expliquent leur combat.
L’interview de Frann : youtube.com/watch?v=Ox5aLEZYvAI
Les Editions Libre : editionslibre.org
Le documentaire Beyond Fantasy : beyondfantasy.com
Crédit miniature vidéo : beyondfantasy.com
Tandis que les médias de masse aiment à promouvoir et célébrer la prétendue « transition » de tel ou tel homme (se disant désormais « femme transgenre »), les perspectives de leurs (ex-) épouses ou de leurs (ex-) compagnes demeurent totalement occultées. Presque comme si la hiérarchie des sexes demeurait inchangée derrière les prétentions fantastiques de dépassement de la binarité, de changement de sexe, etc.
On le remarque nettement en France. Qui a recueilli le point de vue de l'ex-épouse de Marie Cau (le « premier maire transgenre » de France) ? Ou de l'ex-épouse d'Hélène Hardy ? Et ainsi de suite.
Pour en savoir plus sur le personnage : partage-le.com/2023/06/30/brigitte-baptiste-les-palmiers-qui-changent-de-sexe-et-l-ecologie-queer-par-nicolas-casaux
Ces quelques extraits sous-titrés du film documentaire intitulé « What Sex Am I? » (« Quel est mon sexe ? »), sorti en 1985, exposent la principale origine du transgenrisme : le fétichisme de travestissement. Les hommes qui aiment se masturber dans des vêtements féminins.
Les hommes excités (érotico-sexuellement) par le fait de s'habiller et se comporter de manière féminine (« en femmes »), de manière « féminine », c’est-à-dire selon la féminité conçue par et pour les hommes, la féminité patriarcale.
Une origine peu glorieuse, que les promoteurs et autres défenseurs du transgenrisme, de la transidentité, du phénomène trans, s’efforcent d’occulter ou d’édulcorer aujourd’hui. Admettre que le phénomène trans tourne autour d’hommes sexuellement excités par les vêtements féminins, par le fait d’adopter les stéréotypes sexistes de la féminité, c’est moins glorieux que de prétendre qu’il s’agit d’une affaire d’essences mystérieuses (appelées « identités de genre »), qui se retrouveraient parfois par erreur embouteillées dans les « mauvais corps ».
On notera au passage que le Virginia Prince (né Arnold Lowman) mentionné dans la vidéo ci-jointe est également célébré par Sébastien Lifshitz dans son dernier film documentaire, « Casa Susanna » (cependant, bien évidemment, Lifshitz omet de mentionner les motivations des travestis qu’il célèbre comme des héros, et même comme des « héroïnes », de même qu’il omet de souligner le sexisme de leur travestissement).
Au sujet du film documentaire « Casa Susanna » de Sébastien Lifshitz, il faut lire : partage-le.com/2023/06/24/casa-susanna-ou-leloge-du-sexisme-ordinaire-mais-progressiste-par-nicolas-casaux
Sachant tout ça, il est incroyablement consternant de constater que la quasi-totalité de la gauche et même du mouvement écologiste (Soulèvements de la Terre y compris), adhère au transgenrisme et en fait la promotion. Faire la promotion d’une absurdité sexiste centrée sur un fétichisme sexuel masculin et qui implique désormais des mutilations infantiles et nuit aux droits des femmes, ça n’est ni progressiste, ni féministe, ni émancipateur. Tout l’inverse.
Pour mieux comprendre les origines et l'essor du transgenrisme, vous pouvez aussi commander le livre « Né(e)s dans la mauvaise société — Notes pour une critique féministe et socialiste du phénomène trans », qui sort officiellement le 30 juin : partage-le.com/produit/dans-la-mauvaise-societe
Les lois qui interdisent la mutilation chirurgicale et la médicalisation de mineur·es (mutilation et médicalisation que les militants trans défendent, eux, au moyen d'arguments tous plus incohérents, sexistes, misogynes et homophobes les uns que les autres), les lois qui valident l’importance de la ségrégation des catégories sportives par sexe (qui interdisent à Jean-Michel de concourir contre les femmes dans le sport), les lois qui affirment l’importance de la ségrégation des prisons par sexe (qui interdisent de placer des hommes dans des prisons pour femmes), etc., selon eux, c’est comme le génocide des Juifs, c'est le début d'un « génocide trans ».
Une telle insanité, un tel narcissisme, une telle indignité, une telle bêtise, c’est effarant. Mais la gauche reste silencieuse. Surréaliste.
Le culot de l’homme qui affirme que puisqu’on parle bien de « femmes handicapées », de « femmes noires », de « femmes grandes », etc., il est donc parfaitement logique et acceptable de parler de « femmes trans ». Une idiotie surréaliste. Le fait qu’il se dise femme ne fait pas d’un homme une femme.
Tu piges le raisonnement ? Vu qu’il y a des femmes noires, handicapées, etc., on peut donc parler de « femmes trans ». BON SANG, MAIS OUI. BIEN VU SHERLOCK.
Le seul petit problème, c’est que les femmes noires, les femmes blanches, les femmes grandes, les femmes petites, les femmes handicapées, les femmes valides, les femmes gays et les femmes hétéros ont en commun d’être TOUTES DES FEMMES, soit des femelles humaines adultes. Tandis que les soi-disant « femmes trans » sont DES HOMMES, des mâles humains adultes. Or les mâles humains adultes ne sont aucune sorte ou catégorie de femmes, de femelles humaines adultes. L’expression « femme trans » n’a aucune validité. C’est juste une injure faite aux femmes. Et les femmes n’ont certainement pas à se qualifier de « cisgenres » pour faire plaisir à des hommes autoritaires et pas très au clair dans leur esprit.
Pire encore, le terme « cisgenre » est couramment défini comme « qui concerne une personne dont l'identité de genre correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance » (Le Robert). Cela signifie donc que toutes les femmes, toutes les femmes qui ne sont pas « trans », autrement dit toutes les femmes qui ne sont pas des hommes, possèdent une « identité de genre » de femme. Une chose qu’il est interdit de définir, qui ne l’est jamais (essayez de demander à un militant trans), mais qui, techniquement, évoque très fortement le concept d’« essence » de femme, l’essentialisme, et donc le sexisme — avoir une essence de femme, c’est être féminine, c’est adhérer au stéréotype de la féminité, au « genre » féminin. En adoptant le vocabulaire cis/trans, vous prétendez que toutes les femmes s’identifient au « genre », au système qui organise la subordination sociale des femmes aux hommes, qui assigne aux femmes la « féminité » et aux hommes la « masculinité ». En plus d’être stupide, cette expression est injurieuse.
L’idéologie trans est d’une absurdité abyssale. Il n’y a absolument aucune espèce de logique derrière ses affirmations. C’est juste des affirmations grotesques mais assénées avec aplomb.
L’homme qui affirme être une femme au même titre que les femmes handicapées ou que les femmes noires, etc., nous prouve juste qu’il a un incroyable mépris pour les femmes. Peut-être plus ou moins inconscient, mais un incroyable mépris quand même. Il nous montre qu’il se fiche tellement des femmes, qu’à ses yeux les femmes ne constituent tellement rien de sérieux, ne sont tellement rien du tout, que lui, un homme, est aussi femme que les femmes, parce qu’il le prétend. Et il pousse la perversion jusqu'à t'accuser de haine si tu n'acceptes pas ça.
En prétendant qu’être une femme n’a rien à voir avec le sexe (biologique), les idéologues queer/trans nient la seule manière possible de définir logiquement le mot femme. Ils rejettent la seule chose (la seule définition) qui unit les femmes à travers les cultures et les époques. Sans cette base, les femmes sont incapables de se nommer elles-mêmes, de lutter collectivement. En prétendant qu’un homme qui se dit femme est réellement une femme, ou une « femme trans », les promoteurs de l’idéologie queer/trans soutiennent qu’être femme est uniquement un ressenti, une impression subjective indéfinissable (mais, étrangement, très souvent liée aux stéréotypes sexistes qui règnent dans notre société). En prétendant qu’une femme c’est « une conscience, une âme, des sentiments, une culture et un rôle social », « Marie » Cau, le « premier maire transgenre » de France, verse dans un essentialisme sexiste d’un autre siècle — qu'on retrouve aujourd'hui encore, mais essentiellement dans des cercles proches de de la Manif pour tous ou du conservatisme de l’extrême droite.
À partir du moment où vous rejetez la définition du mot femme se rapportant au sexe (biologique), vous ne pouvez proposer aucune définition cohérente du terme. Et vous risquez, comme M. Cau — ou comme « Françoise » Bouyer, né François, autre figure majeure du militantisme trans en France, qui affirme : « je m’identifie sur des valeurs féminines, et donc aujourd’hui, moi, je suis une femme » —, d’associer le terme à des idées bigrement sexistes, rétrogrades, misogynes, en plus d’absurdes.
Et une fois le mot « femme » ainsi redéfini, parler de « femmes cisgenres » n’a aucun sens. Qu’est-ce donc qu’une « impression subjective indéfinissable cisgenre » ? On nage dans le grotesque. Parler de « femmes cisgenres » ou de « femmes transgenres », c’est nier l’existence des femmes, c’est participer à « l’effacement politique du sexe » et à l’effacement des femmes que dénoncent de nombreuses féministes. C’est une incroyable marque de mépris des femmes.
Les termes « femme » et « homme » se rapportent aux deux sexes qui composent l’espèce humaine. Ils ont toujours désigné ces deux sexes. Ils ont été inventés pour ça, et il s’agit encore de ce qu’énoncent la plupart des dictionnaires. Et entre-temps, la biologie de l’espèce humaine n’a pas changé (aucune raison, donc, de changer le sens de ces termes). C’est sur la base de cette acception que se sont structurées notre compréhension de l’humanité ainsi que les lois étatiques (jusqu’à encore très récemment). De même que les mots « lion » et « lionne » désignent respectivement le mâle adulte et la femelle adulte de l’espèce « Panthera leo » (le lion), ou que les mots « cheval » et « jument » désignent respectivement le mâle adulte et la femelle adulte de l’espèce « Equus caballus » (le cheval), les mots « homme » et « femme » désignent respectivement le mâle adulte et la femelle adulte de l’espèce humaine. C’est très simple, et il n’y a aucune raison logique, valable, de changer ça.
Pour approfondir : partage-le.com/2022/10/18/espagne-argumentation-de-la-federation-des-femmes-progressistes-contre-la-loi-trans
partage-le.com/2022/08/08/le-transgenrisme-ou-comment-le-sexisme-pousse-des-jeunes-a-mutiler-leurs-corps-sains-par-audrey-a-et-nicolas-casaux
Deirdre McCloskey est un célèbre universitaire états-unien, très respecté et très influent dans le monde entier. Professeur émérite d'économie et d'histoire à l'université de l'Illinois à Chicago, ayant passé son doctorat à Harvard, on le présente parfois comme un « spécialiste du capitalisme ». McCloskey est surtout un fervent apôtre du capitalisme et du libéralisme. Le journal Le Point l'a récemment présenté — dans un article faisant l'éloge de la bourgeoisie ! — comme « l'une des plus grandes figures de la pensée libérale contemporaine » et même comme une personne « devenue incontournable dans le monde de la pensée ». McCloskey est un homme qui se dit « femme trans » ou « femme » tout court, qui a écrit un livre dans lequel il raconte son parcours « transgenre », qui défend un peu partout le transgenrisme et qui appartient, selon toute probabilité, à la catégorie de personnes que le sexologue Ray Blanchard a nommé « autogynéphiles ». Si vous ne savez pas ce qu'est l'autogynéphilie : partage-le.com/2023/02/17/quest-ce-que-lautogynephilie-un-entretien-avec-le-dr-ray-blanchard
Kathleen Stock est une philosophe, féministe et autrice britannique, anciennement professeure à l'université du Sussex jusqu'en octobre 2021, lorsqu'elle a été contrainte de démissionner à cause du harcèlement et des menaces qu'elle subissait de la part de militants trans. Le site Le Partage héberge plusieurs essais traduits de Stock : partage-le.com/?s=kathleen+stock
P.-S. : McCloskey ne supporte pas d'être associé à l'autogynéphilie. Avec deux autres autogynéphiles influents, « Lynn » Conway et « Andrea » James, il a entrepris, au début des années 2000, de briser la carrière de Michael J. Bailey, sexologue auteur d'un livre intitulé « The Man Who Would be Queen » (« L’homme qui voulait être reine »), paru en 2003, qui avait attiré l’attention du public sur la typologie du transsexualisme établie par Ray Blanchard en consacrant le dernier tiers de son livre aux transsexuels autogynéphiles. Michael J. Bailey et Anne Lawrence, médecin et lui-même autogynéphile, auteur d'un ouvrage intitulé « Men Trapped in Men's Bodies: Narratives of Autogynephilic Transsexualism » (« Des hommes coincés dans des corps d'hommes : récits de transsexualisme autogynéphile »), remarquent que la réaction disproportionnée de McCloskey n’est pas celle d’un homme opprimé, mais celle d’un homme puissant et narcissiquement enragé, dont l'égo venait d’être blessé par une dose de réalité insuffisamment édulcorée. L'historienne, bioéthicienne et ancienne professeure de sciences humaines médicales Alice Dreger analyse l’incident dans un long essai intitulé « The Controversy Surrounding The Man Who Would Be Queen: A Case History of the Politics of Science, Identity, and Sex in the Internet Age » (« La controverse autour de The Man Who Would Be Queen : Un exemple de la politique de la science, de l'identité et du sexe à l'ère d'Internet »).
Une telle règle est absurde, indécente et injuste pour de nombreuses raisons.
1. Les sports réservés aux femmes devraient être réservés aux femmes. (Aucune justification supplémentaire ne devrait être nécessaire ; le fait que des hommes se prennent pour des femmes ne devrait avoir aucune espèce d’importance.)
2. Les femmes athlètes ont un taux de testostérone dans le sang situé quelque part entre 0.12 et 1.79 nmol/L (soit bien moins que les 5 nmol/L requis pour les hommes-qui-se-disent-femmes).
3. Le taux de testostérone dans le sang à l’âge adulte n’a presque aucune importance. Vu que :
4. Comme l’écrit la biologiste britannique Emma Hilton : « Les avantages des hommes en matière de performance physique, attribués à des paramètres anthropométriques et de masse/force musculaire supérieurs développés lors de la puberté, ne sont pas supprimés par le régime actuel de suppression de la testostérone permettant la participation de “femmes transgenres” dans des catégories sportives réservées aux femmes. » Les capacités physiques supérieurs des hommes se développement principalement durant « la puberté masculine induite par la testostérone — la testostérone à l’âge de 13 ans produit des effets physiques qui ne peuvent être annulés par une baisse de la testostérone à l’âge de 30 ans ». Par rapport aux femmes, « les hommes peuvent courir 10 % plus vite, sauter 20 % plus loin, lancer une balle 50 % plus loin et soulever des charges 65 % plus lourdes. Grâce à des épaules plus larges et à une masse corporelle supérieure, les hommes sont presque deux fois plus forts que les femmes au niveau du dos et des épaules ; ils peuvent exécuter un mouvement de type coup de poing avec une force 2,5 fois supérieure à celle des femmes.
La preuve de cette capacité athlétique masculine supérieure est visible dans les records des athlètes d’élite, des clubs et des écoles. Il s’agit de la raison pour laquelle les athlètes femmes ont besoin d’une catégorie sportive protégée. Sans cela, elles ne peuvent espérer gagner ; dans certains sports, aucune n’atteindrait le top 10 000. Si l’on compare des athlètes de même niveau en matière de talent, d’entraînement, de nutrition, etc., l’avantage des hommes dans les compétitions sportives semble insurmontable ; certains universitaires ont conclu que les femmes ne pourront jamais courir ou nager aussi vite que les hommes. D’ailleurs, les meilleures athlètes femmes ne peuvent pas courir aussi vite que les garçons les plus rapides, qui battent les records des athlètes féminines d’élite dès l’âge de 14 ou 15 ans, ce qui souligne l’importance de la puberté dans le développement corporel. »
En outre, « l’avantage des hommes sur les femmes ne se limite pas aux différences physiques et fonctionnelles conférées par la morphologie, la constitution et la taille des hommes. De toute évidence, les athlètes féminines doivent généralement faire face aux effets du cycle menstruel et aux effets cycliques des hormones sur la capacité d’entraînement et la performance. Le cycle menstruel est connu pour affecter les fonctions cardiovasculaires, respiratoires et cérébrales, la réaction aux aides ergogéniques, l’orthopédie et les paramètres métaboliques, et représente un obstacle à la capacité athlétique que les hommes ne connaissent pas. De plus, la susceptibilité aux blessures diffère entre les hommes et les femmes, ce qui a un impact sur le temps d’entraînement. De nouvelles recherches montrent que, par rapport aux hommes, les joueuses de rugby semblent plus susceptibles de subir des blessures par commotion, avec des conséquences plus graves. Ce phénomène a été attribué à une moindre résistance à l’impact des muscles du cou et à des structures cérébrales plus délicates. Des études sur la fragilité neuronale des cellules nerveuses masculines et féminines dans une boîte de Pétri ont révélé que les neurones féminins sont plus facilement endommagés par les lésions dues à l’étirement. »
Suite ici : partage-le.com/2023/02/16/bethany-hamilton-et-les-hommes-dans-les-sports-reserves-aux-femmes-par-nicolas-casaux
Mais suite au tollé provoqué par la nouvelle du transfert programmé d’un homme violeur dans une prison pour femmes, la première ministre écossaise (Nicola Sturgeon) et ses collègues ont finalement fait marche arrière et stoppé le transfert de deux détenus hommes se disant femmes (« femmes trans ») dans une prison pour femmes. Finalement, il semble que même aux yeux des gouvernants écossais « les femmes trans » ne sont pas toujours « des femmes ». Les « femmes trans » (les hommes qui se disent femmes) qui commettent des viols ou des actes violents semblent se retrouver dans une zone grise, ni homme, ni femme, mais plutôt hommes quand même.
Comme l’a fait remarquer J.K. Rowling, quelle abominable transphobie !
Voici la réaction de la britannique Julie Bindel, féministe radicale de longue date (plus de 40 ans qu’elle œuvre en faveur des femmes et des filles).
« Le véritable génie du patriarcat est précisément là : il ne fait pas que banaliser l’oppression, il sexualise les actes d’oppression. Il érotise la domination et la subordination, puis les institutionnalise à travers la masculinité et la féminité. Les hommes deviennent vraiment des hommes en transgressant les limites — les limites sexuelles des femmes et des enfants, les limites culturelles et politiques des peuples indigènes, les limites biologiques des rivières et des forêts, les limites génétiques des autres espèces, et les limites physiques de l’atome lui- même. Le sadique est récompensé par l’argent et le pouvoir, mais il retire aussi une exaltation sexuelle de la domination. La fin du monde est un rassemblement géant d’abrutis aboutissant à une asphyxie autoérotique.
Le véritable génie du féminisme, c’est d’avoir compris tout cela. » Lierre Keith
Le site de DGR France: https://deepgreenresistance.fr/
La conférence publiée sur Floraisons : https://www.youtube.com/watch?v=VgMct...
L'Opposition à l’Usine Bridor à Liffré
https://www.bretagne-vivante.org/Actu...
La bande dessinée de Inès Léraud https://www.editions-delcourt.fr/bd/s...
Le site du Partage par Nicolas Casaux
partage-le.com
Le site de Pièces et main d’oeuvre
https://www.piecesetmaindoeuvre.com/s...
#féminisme #écoféminisme #écologie #technologie #patriarcat #pornographie #résistance #matriarcat #civilisation #nature #liberté #radfem
La présentation se trouve en entier ici : youtube.com/watch?v=IjkcSu43F0k
Ángeles Álvarez a été l'une des forces motrices du Pacte d'État contre la violence sexiste lorsqu'elle était députée du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), et est une féministe reconnue et historique. Elle a participé au premier mariage entre deux lesbiennes à la mairie de Madrid, célébré par Pedro Zerolo, aujourd'hui décédé, et a été une véritable « guerrière », tant dans le passé, en tant qu’handballeuse, que dans sa vie politique ultérieure, pour défendre les femmes et les groupes féministes. Sur ce dernier point, elle continue de se battre avec acharnement, malgré le fait que son parti — le PSOE — n'a jusqu'à présent pas écouté ses avertissements au sujet du projet de la « loi trans » actuellement en cours de délibération au Congrès des Députés. Certains ont même tenté de la faire condamner pour avoir critiqué publiquement de nombreux aspects du projet juridique. Álvarez pose plusieurs questions à voix haute à la ministre de l'Égalité, Irene Montero, dont elle nie qu'elle soit une représentante du féminisme éclairé et lui conseille d'être plus respectueuse des opinions des autres. Elle suggère également à Pedro Sánchez d'écouter les avertissements des professionnels et des autres partis politiques concernant la « loi trans ».
Entretien ici : partage-le.com/2022/11/16/angeles-alvarez-comment-evaluer-le-sexisme-si-nous-eliminons-le-sexe-comme-categorie-verifiable
partage-le.com/2022/10/18/espagne-argumentation-de-la-federation-des-femmes-progressistes-contre-la-loi-trans
(Source de cette vidéo : realityslaststand.com/p/exposed-gender-workshop-for-parents)
Personne ne naît dans le mauvais corps. Nous sommes nos corps. Un homme ne peut pas devenir une femme. Une femme ne peut pas devenir un homme. Les charlatans — initialement, des hommes — qui se sont mis à prétendre le contraire il y a quelques décennies afin de légitimer leurs fétichismes sont parvenus à créer une sorte de nouvelle religion, la religion Trans, qui se fonde sur un tissu d’absurdités et de stéréotypes sexistes. Aujourd’hui, de plus en plus d’enfants qui, comme Chloe Cole, grandissent dans l’enfer moderne du patriarcat industriel, des réseaux sociaux, du capitalisme technologique, se font happer par cette religion Trans, lourdement promue par de toujours plus nombreux fanatiques sur internet — et, en amont, par les séries télé, les films, les médias de masse prétendument « progressistes », les gouvernements, etc. Et beaucoup sont ainsi encouragés à mutiler leurs corps sains au travers d'une « transition » médico-chirurgicale aux effets irréversibles. Et beaucoup — évidemment — le regrettent, comme Chloe Cole, qui témoigne ici en tant que « détransitionneuse ».
Si un jour la gauche se réveille et réalise qu’elle a décidé de soutenir bec et ongles une idéologie misogyne, homophobe et qui encourage des enfants (mais pas que) à se mutiler, la gueule de bois sera douloureuse.
Pour en lire plus sur Chloe Cole, un article sur sa détransition : partage-le.com/2022/09/02/une-jeune-ex-transgenre-revient-sur-son-horrible-transition-et-sa-chirurgie-par-brad-jones
Pour en savoir plus sur le transgenrisme : partage-le.com/2022/08/08/le-transgenrisme-ou-comment-le-sexisme-pousse-des-jeunes-a-mutiler-leurs-corps-sains-par-audrey-a-et-nicolas-casaux
Le 19 avril 2022, sur le campus de Berkeley, en Californie, un débat avait lieu autour de la question suivante : « Devrait-on juridiquement traiter les "femmes trans" comme des femmes ? ». Une généticienne moléculaire participait au débat. Voici sa réponse.
Au passage, oui, des détenus hommes se disant femmes, ayant demandé à être incarcérés dans des prisons pour femmes, dans lesquelles ils mettent des femmes enceintes, ça arrive régulièrement aux États-Unis (exemple : nbcnews.com/nbc-out/out-news/nj-trans-prisoner-impregnated-2-inmates-transferred-mens-facility-rcna38947 ).
Ainsi que l’a récemment rapporté Reduxx (une excellente source d’informations sur ce genre de choses), il y a quelques mois, aux États-Unis toujours, un homme serial killer mais s’identifiant comme une femme a été autorisé à séjourner dans un foyer pour femmes sans abri, dans lequel il a rencontré une femme qu’il a par la suite tuée (démembrée). Dans le New York Times, un article assez surréaliste — mais d’un surréalisme désormais banal —, dont les autrices prennent soin d’utiliser les bons pronoms, c’est-à-dire les pronoms féminins, pour se référer à l’homme serial killer se disant femme, rapporte :
« Mme Brennan [la responsable de l’accueil du foyer pour femmes] a déclaré qu'elle avait dit à Mme Harvey [le serial killer] que la placer dans un refuge pour femmes semblait être une mauvaise idée, étant donné son passé de tueuse de femmes. Malgré ses objections, Mme Brennan nous a expliqué que ses superviseurs avaient autorisé Mme Harvey à entrer. »
Le tueur de femmes est désormais une tueuse. Merci la gauche et tes glorieuses idées progressistes.
Harvey Marcelin, 84 ans, s'identifie aujourd’hui comme une lesbienne transgenre et est détenu dans l'établissement pour femmes de Rikers Island, dans l’État de New York.
Source : reduxx.info/trans-serial-killer-being-housed-in-womens-prison-on-rikers-island
Pour aller plus loin, pour comprendre les tenants et aboutissants des idées trans : partage-le.com/2022/08/08/le-transgenrisme-ou-comment-le-sexisme-pousse-des-jeunes-a-mutiler-leurs-corps-sains-par-audrey-a-et-nicolas-casaux
Ou encore : partage-le.com/2022/08/07/lideologie-transgenre-est-truffee-de-contradictions-voici-les-plus-importantes-par-ryan-t-anderson
Commentaire explicatif ici : partage-le.com/2022/07/02/lesbiennes-et-feministes-contre-les-drag-queens-par-audrey-a-et-nicolas-c
Pour voir le documentaire en entier : youtu.be/jek78Y2hMdg
Commander le livre : lechappee.org/collections/frankenstein/ventres-a-louer
Le Partage (partage-le.com)
Floraisons (https://floraisons.blog/)
Sur les anarchistes naturiens : partage-le.com/2019/03/02/les-naturiens-precurseurs-dune-critique-de-la-civilisation-par-nicolas-casaux
Sur la différence entre les naturiens et les écologistes modernes : partage-le.com/2022/01/29/leur-ecologie-et-la-notre-technologistes-contre-naturiens-par-nicolas-casaux
L’article de Bill McKibben que nous commentons :
theguardian.com/commentisfree/2022/feb/25/this-is-how-we-defeat-putin-and-other-petrostate-autocrats
L’article de Bill McKibben « Il y a clairement de l’argent à faire dans le soleil et le vent » : theguardian.com/environment/2018/may/01/bill-mckibben-profit-renewables-coal-reef
Quelques extraits traduits du dernier livre de Bill McKibben : partage-le.com/2020/04/28/selon-bill-mckibben-les-panneaux-solaires-cest-de-la-magie-digne-de-poudlard-par-nicolas-casaux
Sur 350.org et le développement des industries de production d’énergie dite verte, propre, renouvelable ou décarbonée : partage-le.com/2018/02/26/9019
Sur le lien entre la guerre et l'agriculture : guerremoderne.com/le-role-essentiel-de-la-guerre-dans-levolution-de-lagriculture
Sur la nuisance que constituent les énergies dites vertes, propres, renouvelables ou décarbonées : partage-le.com/2017/02/06/lecologie-du-spectacle-et-ses-illusions-vertes
La face noire des énergies vertes (par Nicolas Casaux) : partage-le.com/2021/12/16/la-face-noire-des-energies-vertes-par-nicolas-casaux
Manifeste contre l’exploitation minière prétendument verte ou durable : partage-le.com/2021/06/11/manifeste-contre-lexploitation-miniere-pretendument-verte-ou-durable
À propos de la face cachée des énergies vertes (par Nicolas Casaux) : partage-le.com/2021/05/10/a-propos-de-la-face-cachee-des-energies-vertes-par-nicolas-casaux
Un monde de plus en plus vert (par Nicolas Casaux) : partage-le.com/2021/01/20/un-monde-de-plus-en-plus-vert-par-nicolas-casaux
Les marchands d’illusions vertes occidentaux, des USA à la France, de Bill McKibben à Cyril Dion (par Nicolas Casaux) : partage-le.com/2020/02/02/les-marchands-dillusions-vertes-occidentaux-des-usa-a-la-france-de-bill-mckibben-a-cyril-dion-par-nicolas-casaux
La « transition énergétique » ou les nouveaux habits du développement capitaliste (par Miguel Amorós) : partage-le.com/2020/01/24/la-transition-energetique-ou-les-nouveaux-habits-du-developpement-capitaliste-par-miguel-amoros
Confusion renouvelable et transition imaginaire (par Nicolas Casaux) : partage-le.com/2019/02/02/democratie-photovoltaique-par-nicolas-casaux
(En introduction, nous avons utilisé la chanson « À la gloire de mon glaire » de Casey, tirée de son album intitulé « Libérez la bête », qu'on vous recommande.)
Le site du Partage : http://partage-le.com
Quelques liens pour compléter son propos :
Sur les anarchistes naturiens : partage-le.com/2019/03/02/les-naturiens-precurseurs-dune-critique-de-la-civilisation-par-nicolas-casaux
Sur le transgenrisme : partage-le.com/2021/05/03/transgenrisme-effacement-politique-du-sexe-et-capitalisme-par-le-collectif-anti-genre
Sur les énergies dites renouvelables : partage-le.com/2017/07/04/letrange-logique-derriere-la-quete-denergies-renouvelables-par-nicolas-casaux & : partage-le.com/2020/04/24/planete-des-humains-ou-comment-le-capitalisme-a-absorbe-lecologie-par-michael-moore-jeff-gibbs-ozzie-zehner
Sur l’écologie selon un de ses précurseurs (Bernard Charbonneau) : partage-le.com/2022/02/02/pour-une-autocritique-du-mouvement-ecologique-par-nicolas-casaux
Sur la technologie : partage-le.com/2021/08/23/les-exigences-des-choses-plutot-que-les-intentions-des-hommes-par-nicolas-casaux
Définir « femme » (ou « homme ») comme un sentiment pouvant être ressenti par n’importe qui, sémantiquement (comme sur tous les plans possibles et imaginables), n’a aucun sens. Définir une « femme » comme « une personne qui se sent femme » (ce que font les partisans de l’idéologie transgenriste) revient, peu ou prou, à définir un président de la République comme « une personne qui se sent président de la République », un neurochirurgien comme « une personne qui se sent neurochirurgien », etc. — il s’agit d’une sorte de tautologie doublée d’une absurdité, pas d’une définition. Le plus souvent, d’ailleurs, ce sentiment d’être femme repose sur les stéréotypes qui constituent le genre (alias les rôles sociosexuels) : un homme aimant le rose et les talons aiguilles, ou bien de façon encore plus problématique, associant son désir d’être soumis et un objet sexuel au fait d’être une femme. Où l’on voit encore combien cette idée est insultante pour les (vraies) femmes et comment elle reproduit, renforce, le carcan du genre.
Il y a quelque chose de particulièrement effrayant dans ce phénomène. S’il est possible de faire avaler des idées aussi grossièrement dépourvues de sens, aussi massivement stupides, aux gens, il est sans doute possible de leur faire avaler à peu près n’importe quoi. Le terrorisme moral, intellectuel, qui accompagne son expansion est aussi particulièrement infâme — toutes celles et ceux qui osent avancer la moindre critique se voient immédiatement accusés de « transphobie », d’« enbyphobie », voire de « queerphobie », ou encore de « cissexisme ». Une flopée de nouveaux anathèmes qui ont pour effet d’en pousser beaucoup — peinant parfois à suivre — à s’autocensurer. Des gens intelligents, raisonnables, préfèrent se taire, demeurer consternés en silence plutôt que s’exprimer publiquement sur le sujet. Pendant quoi des horreurs sont commises sous l’influence de cette idéologie mutilante — par exemple, de plus en plus de jeunes filles en bonne santé aspirent à se faire exciser la poitrine (double mastectomie).
Sur l’ineptie de l’identité de genre, tout particulièrement, lire ce texte d’Audrey Aard : partage-le.com/2021/12/15/identite-de-genre-fiction-juridique-et-performativite-du-droit-par-audrey-a
Et pour en savoir plus, en général, sur le transgenrisme, il y a ce texte du Collectif antigenre que nous avons publié sur Le Partage, « Transgenrisme, effacement politique du sexe et capitalisme » : partage-le.com/2021/05/03/transgenrisme-effacement-politique-du-sexe-et-capitalisme-par-le-collectif-anti-genre
Cela étant, Dominique Pestre demeure très (bien trop) superficiel dans ses observations. Parmi les choses qui possèdent une aura sacrée, aujourd’hui, aux yeux de la plupart des civilisés, la science figure en bonne place. La science, l’idée de science au singulier — qui n’est pas « la connaissance », qui n’est pas « le savoir », comme il le souligne — naît au XIXe siècle en France. On parlait auparavant essentiellement de sciences au pluriel, ou de « philosophies naturelles » pour désigner l'étude de la nature et de l'univers physique (Guillaume Carnino, le note dans son excellent livre sur le sujet intitulé “L’Invention de la science. La nouvelle religion de l’âge industriel” paru en 2015).
L’idée de science au singulier se développe en même temps que les premiers laboratoires scientifiques, que les prémisses du complexe technoscientifique contemporain. Autrement dit, depuis son avènement, l’idée de science au singulier désigne un complexe technoscientifique, industriel et scientifique, intrinsèquement lié au capital et à l’État — Galilée lui-même, souvent considéré comme un des pères fondateurs de la science moderne, fut financé par l’argent de riches et puissants, notamment le grand-duc de Toscane ; ses travaux, qui servirent en partie des fins militaires, ne purent être réalisés que grâce à certains instruments techniques complexes qu’il fallait faire fabriquer, ce qui implique encore argent et pouvoir. Aussi, dès le départ, la science est liée à la guerre (un des principaux soucis, une des plus importantes activités de l’État et du capital, des riches et des puissants). Ou, comme le note Michel Pinault, chercheur au CNRS (centre Alexandre-Koyré), « la science ça sert, d’abord, à faire la guerre ». C'est le sujet de la présentation de Dominique Pestre.
Guillaume Carnino, va plus loin, à juste titre :
« La science au singulier, la science contemporaine, la science impérialiste, naît et prolifère grâce au capitalisme industriel et à l’État moderne. On peut gager qu’elle les servira encore longtemps. » (Source : partage-le.com/2019/11/26/la-science-instrument-de-letat-et-du-capitalisme-industriel-par-guillaume-carnino)
C’est pourquoi les anarchistes naturiens, fin XIXe et début du XXe, se disaient « anti-scientifiques » — non pas parce que la science ne fonctionne pas, non pas par incroyance en ses capacités, mais au contraire parce qu’elle fonctionne, parce que son fonctionnement implique l’État et le capitalisme, une société hiérarchiquement organisée, et parce qu’elle parvient à réaliser les désirs largement nuisibles de ceux qui la contrôlent. C’est à la science et aux scientifiques qu’on doit le développement de toutes les armes modernes, de tout l’appareil technique moderne, des technologies qui détruisent le monde et de celles qui servent à nous contrôler, nous surveiller, nous opprimer. C’est à la science et aux scientifiques qu’on doit les deux Guerres mondiales, Hiroshima, Nagasaki, le Roundup, la tronçonneuse, la voiture, l’ordinateur, le chevalet de pompage de pétrole, la télévision, le smartphone, le LBD, etc., et jusqu’au réchauffement climatique — lui-même ! — que les scientifiques déplorent amèrement aujourd’hui et souhaitent endiguer, au moyen de diverses mesures, dont le développement de nouvelles technologies, mais jamais en remettant fondamentalement en question le monde qui les financent, le complexe sociotechnique moderne, l’État et le capitalisme, bien évidemment.
Dans les laboratoires de R&D, les instruments de la domestication, de l’oppression, de la répression et de la surveillance de demain, pire encore que celles d’aujourd’hui, sont en gestation ; aux côtés de ceux qui permettront une exploitation et une dévastation toujours plus poussées du monde naturel.
Pour aller plus loin : partage-le.com/2019/11/26/la-science-instrument-de-letat-et-du-capitalisme-industriel-par-guillaume-carnino
On vous recommande vivement les écrits d'Aurélien. Plusieurs sont en lecture libre sur le site sniadecki.wordpress.com : sniadecki.wordpress.com/?s=aur%C3%A9lien+berlan
Le documentaire 𝑂𝑛𝑖𝑏𝑜: youtube.com/watch?v=_Gqy_n7A3wI
(Bien entendu, comme beaucoup de choses, le rap a été largement récupéré. Celui qui passe à la radio, à la télévision, etc., est une horrible merde. Et même des rappeurs qu’on pourrait dire underground se complaisent assez tristement à se faire de simples porte-voix du nihilisme de la culture dominante, à vociférer le même néant abêtissant qu’on entend partout (parler de sexe, de drogue, de jouer les caïds, de faire des thunes, etc.). Heureusement, pas tous.)
Pour cette raison, et malgré tout le mal qu'on pense du règne actuel du numérique, de l'image et notamment de la vidéo (« média le plus engageant » du moment, depuis déjà plusieurs années), il nous semble important que la critique de la technologie, la technocritique, parfois appelée anti-industrialisme, existe en version audiovisuelle. On se lance donc dans la réalisation d'entrevues à ce sujet, possiblement dans l'optique de proposer, au bout du compte, un film documentaire complet.
Voici un bref aperçu du premier entretien que nous avons filmé avec Bertrand Louart, menuisier à Longo Maï Limans depuis plus d’une dizaine d’années, auteur (entre autres) de 𝐿𝑒𝑠 𝐸𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑐ℎ𝑖𝑛𝑒𝑠 (paru aux éditions La Lenteur en 2018) et éditeur du très bon site sniadecki.wordpress.com.
La religion du progrès, extrait d’un documentaire technocritique/anti-industriel en cours de réalisation, produit de façon indépendante par Floraisons et Le Partage.
(2015 / Entretien: Jean Cornil
Réalisation et montage: Quentin Van de Velde
Image et étalonnage: Mehran Mir Hosseini
Son et mixage: Jacques Nisin
Secrétariat de production: Marie Obolensky
Coproduction: CLAV/CAL
Extrait de la vidéo suivante : youtube.com/watch?v=HLlbRZfkhLY)
Aussi : partage-le.com/2016/08/31/yen-a-plus-pour-longtemps-la-civilisation-industrielle-et-son-desastre-ecologique-par-pierre-fournier
« est la transsexuelle la plus célèbre du Canada. En tant qu'artiste multidisciplinaire, elle a documenté sa transformation physique avec honnêteté et sans réserve par le biais de performances en direct, de photographies, de films et de publications.
Elle a figuré au centre de nombreuses œuvres artistiques, dont 𝑇ℎ𝑒 𝑆𝑖𝑙𝑖𝑐𝑜𝑛𝑒 𝐷𝑖𝑎𝑟𝑖𝑒𝑠 [Les carnets de silicone], dans laquelle elle parle de son travail sexuel, de ses chirurgies sans fin et de sa redéfinition de ce que peut être une femme, et 𝐼 𝑊𝑎𝑠 𝐵𝑎𝑟𝑏𝑖𝑒 [J’étais Barbie], l'histoire vraie de son interprétation de la célèbre poupée lors d'un gala, à Toronto, célébrant le 50e anniversaire de Barbie.
Conférencière régulière sur le genre, la sexualité, les beaux-arts et les droits et la dignité des personnes transgenres, Mme Arsenault démolit les murs de nos notions culturelles du sexe et du genre au travers des récits vulnérables, complexes et profondément personnels de sa propre vie.
En 2007, elle a reçu le Unstoppable Award de Pride Toronto pour sa contribution transformatrice à la compréhension du sexe et du genre par les Canadiens. »
La vidéo ci-jointe est un assemblage d'extraits de son intervention lors de l’édition 2010 du festival de conférences canadien intitulé ideacity.
Pour aller plus loin et comprendre les tenants et aboutissants très problématiques du transgenrisme et du courant queer, il faut lire :
- La licorne de Troie : pédophilie et théorie queer (par Dr. Em) : partage-le.com/2021/05/24/la-licorne-de-troie-pedophilie-et-theorie-queer-par-dr-em
- Transgenrisme, effacement politique du sexe et capitalisme (par le Collectif anti-genre) : partage-le.com/2021/05/03/transgenrisme-effacement-politique-du-sexe-et-capitalisme-par-le-collectif-anti-genre
Aujourd’hui, on estime que la plupart des Français sont religieux, adhèrent à un monothéisme, à une des religions abrahamiques, à un des ensembles de croyances mystiques qu’elles constituent.
Aujourd’hui, l'immense majorité des Français (et des civilisés en général) croient également en la mythologie du progrès selon laquelle l'écoulement du temps impliquerait intrinsèquement une amélioration graduelle de la condition humaine, notamment sous la forme du progrès de la technologie, laquelle nous rendrait plus libres, plus heureux, en meilleure santé, etc. Il s'ensuit que la technologie est célébrée et révérée comme une déité (les civilisés sont tous au service de son développement incessant, très peu d'entre eux osent réellement remettre en question son existence). Cette mythologie du progrès suggère également, en conséquence, que les peuples (par exemple des forêts amazoniennes) n'ayant pas encore développé ou atteint la sophistication technologique des États considérés comme « les plus développés » sont en quelque sorte en retard, se trouvent encore dans les limbes du développement humain, représentant l’enfance de l'humanité.
Aujourd’hui, l'immense majorité des Français (et des civilisés en général) croient également en la mythologie de la suprématie humaine selon laquelle l'espèce humaine serait séparée de – et supérieure à – toutes les autres espèces vivantes. C'est-à-dire selon laquelle l'espèce humaine ne posséderait pas seulement sa ou ses spécificités, comme n'importe quelle autre espèce (toutes les espèces présentent des caractéristiques spécifiques, uniques, qui les distinguent de toutes les autres, c'est par définition), mais que ses spécificités seraient spéciales, uniques, exceptionnelles, la placeraient à part, à l'écart des autres espèces, et en quelque sorte au-dessus d'elles. Pour cette raison (imaginaire), la mythologie de la suprématie humaine suggère également que les humains seraient investis d'une destinée exceptionnelle, supérieure à celle de toutes les autres espèces (ce qui donne par exemple le transhumanisme, les imbéciles comme Gérald Bronner selon lequel la chose la plus importante serait « la sauvegarde de l’objet le plus complexe de l’univers, notre cerveau » d'humain, selon lequel nous serions des humains bien plutôt que des « terriens », Bronner qui « partage tout à fait le point de vue de l’astrophysicien Stephen Hawking qui affirme que “l’avenir à long terme de l’espèce humaine se trouve dans l’espace” », Bronner qui se fiche donc pas mal de préserver la planète Terre et son habitabilité pour toutes les autres espèces vivantes, qui se fiche pas mal de toutes les autres espèces vivantes, Bronner dont le narcissisme et même le solipsisme anthropo- et même sociocentrés, banalement civilisés, illustrent bien les effets et les prémisses du mythe de la suprématie humaine).
Aujourd’hui, l'immense majorité des Français (et des civilisés en général) croient également en la mythologie du capitalisme, selon laquelle la propriété privée, y compris de la terre, serait naturelle, selon laquelle, comme l’écrit Yves-Marie Abraham dans son livre 𝐺𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑟 𝑑𝑢 𝑚𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑙'𝑖𝑛𝑓𝑖𝑛𝑖, le « sacré est ce que nous appelons “l’économie” ou “la réalité économique”. Le mot économie lui-même est sacré. Mais c’est aussi et surtout le cas de ces choses que nous appelons “argent”, “marchandise”, “capital”, “travail”, “marché”, “entreprise”… Il y a par ailleurs un langage sacré pour en parler: c’est celui de l’économiste et, dans une moindre mesure, des sciences de la gestion. Il y a également des comportements sacrés: “travailler”, “acheter”, “vendre”. »
Et toutes ces croyances mystiques résultent manifestement en une destruction inexorable du monde, en un étiolement incessant et croissant de l’humanité, et finiront peut-être par aboutir à sa destruction ou à sa supplantation par une espèce morte-vivante de cyborgs (« transhumains »). Ils ont beau donc beau jeu, les civilisés qui se moquent des superstitions des autres, des non-civilisés, non-industrialisés, ou des temps d’avant. Ils nagent dans le pire des délires.
D’abord parce qu’il existe ce phénomène dit de « trouble identitaire de l'intégrité corporelle », qui s’inscrit dans le très large phénomène « trans » sous l’appellation « transcapacité » :
fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_identitaire_de_l%27intégrité_corporelle
Aussi parce que transgenrisme et transhumanisme reposent sur un même socle idéologique, ainsi que l’expose très clairement le businessman états-unien Martin-e Rotbhlatt, figure de premier plan dans la promotion du transgenrisme et dans l’avènement d’une jurisprudence à son égard, également fervent transhumaniste, par exemple dans son livre intitulé From Transgenderism to Transhumanism : A Manifesto on the Freedom of Form (« Du transgenrisme au transhumanisme : un manifeste sur la liberté de forme »). Martin-e, qui estime que les gens attachés à la chair, à leur corps, sont des « chairistes », adeptes du « chairisme », a fait fabriquer un robot de sa femme, robot appelé Bina48. Tout ça est expliqué ici : partage-le.com/2021/01/25/martine-rothblatt-un-des-peres-fondateurs-du-transgenrisme-et-fervent-transhumaniste-par-jennifer-bilek
Et aussi : partage-le.com/2021/05/03/transgenrisme-effacement-politique-du-sexe-et-capitalisme-par-le-collectif-anti-genre
(La vidéo est un extrait d'une série TV britannique intitulée 𝘠𝘦𝘢𝘳𝘴 𝘢𝘯𝘥 𝘠𝘦𝘢𝘳𝘴, produite par la BBC).
Vidéo originale : youtu.be/If0XNKXjwxk
Le site de Jane Clare Jones : janeclarejones.com/blog-index
Celui de Graham Linehan : grahamlinehan.substack.com
Afin d’illustrer le livre 𝐵𝑟𝑖𝑔ℎ𝑡 𝐺𝑟𝑒𝑒𝑛 𝐿𝑖𝑒𝑠 (en français, à peu près : « Les grands mensonges verts »), paru le mois dernier, écrit par Lierre Keith , Derrick Jensen et Max Wilbert et portant sur l’absurdité de vouloir sauver la planète (ou le climat) au moyen du développement de nouvelles industries de production énergétique (lesquelles ne serviront qu’à sauver, perpétuer quelques temps encore, la civilisation industrielle), la réalisatrice Julia Barnes a produit un très bon documentaire du même nom, disponible sur Vimeo avec sous-titres en français (vimeo.com/ondemand/brightgreenlies).
(Aussi, cette mystification verte, on en traite dans de nombreux articles publiés sur www.partage-le.com, dont ceux-là :
-partage-le.com/2019/02/02/democratie-photovoltaique-par-nicolas-casaux
- partage-le.com/2021/01/20/un-monde-de-plus-en-plus-vert-par-nicolas-casaux
- partage-le.com/2017/07/04/letrange-logique-derriere-la-quete-denergies-renouvelables-par-nicolas-casaux
- partage-le.com/2017/02/06/lecologie-du-spectacle-et-ses-illusions-vertes
- partage-le.com/2016/12/14/le-mythe-des-energies-renouvelables-par-derrick-jensen
- partage-le.com/2016/06/29/le-desastre-ecologique-renouvelable-des-tokelau
- partage-le.com/2015/10/15/le-probleme-des-energies-renouvelables-par-kim-hill)
Pour voir le documentaire en entier : youtube.com/watch?v=-zDpKZdlphs
Lire aussi : moruroa-files.org


